Monsieur le Ministre,
Nous sommes conscient·e·s des efforts considérables que vous fournissez afin de combattre la mortalité maternelle dans votre pays et nous les saluons vivement. Toutefois, au Burkina Faso, plus de 2000 femmes meurent chaque année de complications liées à la grossesse et à l’accouchement. Ces décès ne sont pas une fatalité. Ils sont étroitement liés au statut social inférieur des femmes et au non-respect de leurs besoins et de leurs droits fondamentaux: droit à la vie, accès aux soins, droit à la santé sexuelle et reproductive.
Nous vous demandons urgemment de renforcer vos efforts et de:
- vous assurer que les femmes disposent des informations nécessaires sur le planning familial et qu’elles soient conscientes de leur droit à prendre des décisions en matière de sexualité, de grossesses et de naissances;
- mettre à disposition, dans tout le pays, un réseau approprié de centres de santé facilement accessibles comprenant le matériel médical et le personnel qualifié nécessaires;
- garantir que les femmes, en particulier celles vivant dans la pauvreté et en zones rurales, puissent bénéficier de soins obstétriques et d’urgence de qualité et que les coûts élevés ou les longs trajets ne constituent pas des obstacles pour elles.