A Mr. Nduese Essien, Ministre fédéral des travaux publics, du logement et de l’aménagement urbain:
Je joins ma voix à celles des habitant·e·s de Port Harcourt qui sont menacé·e·s d’expulsion forcée pour vous demander de mettre un terme aux expulsions forcées au Nigeria.
En 2008, le gouvernement de l’Etat de Rivers avait annoncé son plan de démolir tous les groupes d’habitations informels du front de mer de Port Harcourt. Des milliers de personnes ont déjà été expulsées de leurs logements.
Les autorités de l’Etat de Rivers n’ont pas su mettre en place les protections légales associées aux expulsions forcées dans le droit international (consultation des communautés concernées, notification préalable de durée convenable, etc). De plus, lors des démolitions précédentes sur le front de mer, les forces de l’ordre nigérianes ont fait montre d’un usage excessif de la force.
Je vous demande instamment de faire appel au gouvernement de l’Etat de Rivers pour qu’il abandonne ses plans de démolir les quartiers du front de mer et d’expulser de force leurs habitant·e·s.