Défenseure des droits des femmes menacée
- Norma Cruz. | © Fundación Sobrevivientes
Norma Cruz a été menacée de mort à de nombreuses reprises parce qu’elle recueille des informations sur les violences à l’égard des femmes au Guatemala et qu’elle aide des femmes à lutter pour la justice. Elle dirige la fondation Sobrevivientes, une organisation de défense des droits des femmes dont le siège se trouve à Guatemala, la capitale. Alors que certains de ses proches ont également subi des menaces et des agressions, personne n’a été traduit en justice pour ces faits.
Depuis mai 2009, en raison du soutien juridique apporté par la fondation à une fillette victime de viol, Norma Cruz a reçu des dizaines de messages d’intimidation lui annonçant des représailles si elle ne renonçait pas à travailler sur cette affaire. Les menaces ont été envoyées par SMS et par téléphone, sur son mobile et à la fondation Sobrevivientes.
Un homme a été inculpé pour deux des menaces de mort envoyées en 2009. Depuis lors, il a été remis en liberté sous caution. Cependant, le ministère public n’a fait état d’aucune autre avancée dans l’enquête sur les menaces visant Norma Cruz, ses proches et les membres de la fondation Sobrevivientes. Certes, les autorités guatémaltèques ont accordé à la défenseure des droits humains une protection policière qui s’étend à sa famille et aux locaux de l’association, mais les tentatives d’intimidation se poursuivent et personne n’a été encore été traduit en justice.
Proposition de lettre et revendications
Madame la Procureure générale,
Norma Cruz a été menacée de mort à de nombreuses reprises parce qu’elle recueille des informations sur les violences à l’égard des femmes au Guatemala et qu’elle aide des femmes à lutter pour la justice. Elle dirige la fondation Sobrevivientes, une organisation de défense des droits des femmes dont le siège se trouve à Guatemala, la capitale. Alors que certains de ses proches ont également subi des menaces et des agressions, personne n’a été traduit en justice pour ces faits.
Depuis mai 2009, en raison du soutien juridique apporté par la fondation à une fillette victime de viol, Norma Cruz a reçu des dizaines de messages d’intimidation lui annonçant des représailles si elle ne renonçait pas à travailler sur cette affaire. Les menaces ont été envoyées par SMS et par téléphone, sur son mobile et à la fondation Sobrevivientes.
Un homme a été inculpé pour deux des menaces de mort envoyées en 2009. Depuis lors, il a été remis en liberté sous caution. Cependant, le ministère public n’a fait état d’aucune autre avancée dans l’enquête sur les menaces visant Norma Cruz, ses proches et les membres de la fondation Sobrevivientes. Certes, les autorités guatémaltèques ont accordé à la défenseure des droits humains une protection policière qui s’étend à sa famille et aux locaux de l’association, mais les tentatives d’intimidation se poursuivent et personne n’a été encore été traduit en justice.
Je suis très préoccupé·e par cette situation et vous demande, Madame la Procureure générale, de faire le nécessaire pour qu’une enquête approfondie et impartiale soit menée sans délai sur les menaces de mort formulées contre la défenseure des droits humains Norma Cruz et que leurs responsables présumés soient traduits en justice.
Dans cette attente, je vous prie de croire, Madame la Procureure générale, en l’expression de ma haute considération.
Lettres à adresser à:
Lic. Claudia Paz y Paz Bailey
Fiscal General de la República y Jefa del Ministerio Público
15ª Avenida 15-16, Zona 1,
Barrio Gerona
Ciudad de Guatemala, Guatemala
Fax : +502 2411 9124
Copie à envoyer à:
Ambassade du Guatemala;
Rue Villebois Mareuil 2;
F - 75017 Paris.
Fax: 00331/ 47 54 02 06
E-mail: embaguatefrancia@wanadoo.fr
Cette lettre fait partie des Lettres contre l’oubli de janvier 2011.
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