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Un mouvement mondial

Conseil international d'Amnesty au Mexique. © AI
Conseil international d'Amnesty au Mexique. | © AI

Amnesty International – mouvement mondial

Amnesty International est un mouvement mondial auquel adhèrent des personnes qui s’engagent pour les droits humains. Leur vision est celle d’un monde dans lequel ces droits vaudraient pour tous, à égalité. Aujourd’hui, Amnesty compte plus de 2,8 millions de membres et de donateurs et donatrices, qui sont le noyau de l’organisation dans plus de 150 pays. Amnesty International est financée exclusivement par des dons privés et n’accepte aucune subvention étatique. C’est la garantie de son indépendance.

Amnesty International s’engage dans le monde entier pour l’application et la promotion des droits humains, tels qu’ils sont ancrés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. Amnesty intervient toujours lorsque des droits humains sont violés – que ce soit par des gouvernements ou par d’autres acteurs, comme des groupes d’opposition, des rebelles, des entreprises ou des personnes privées. En outre, Amnesty s’engage pour que les droits humains acquièrent davantage de poids, sur les plans national et international. C’est notamment grâce à la pression exercée par Amnesty qu’existe depuis 1987 la Convention internationale contre la torture, depuis 2002 le Tribunal pénal international et depuis 2006 le Conseil des droits humains de l’ONU.

Le travail d’Amnesty


Le travail d’Amnesty repose sur des enquêtes soigneuses. Au Secrétariat international de Londres, des expert·e·s collectent des informations émanant du monde entier et écrivent des rapports sur les violations des droits humains. En outre, Amnesty envoie des spécialistes dans les régions en crise afin de rassembler des faits sur place et d’obtenir des informations authentiques en parlant directement avec des victimes et des militants des droits humains. Toutes ces informations sont vérifiées et documentées. Ce travail d’enquête forme la base des rapports, des actions et des campagnes d’Amnesty International.

Faire pression publiquement est le moyen le plus important auquel recours Amnesty pour obtenir des améliorations en faveur des victimes des violations des droits humains et favoriser l’application de ces droits. C’est pourquoi les relations publiques constituent la tâche la plus importante des membres actifs et actives d’Amnesty: ces personnes s’engagent dans le monde entier avec des campagnes, des lettres de protestation, des actions, des contacts avec les médias et des manifestations sur le thème des droits humains. Amnesty utilise aussi les possibilités offertes par le lobbying politique et intervient directement auprès des gouvernements et des autorités.

Dans des cas de violations des droits humains particulièrement graves, Amnesty mobilise son réseau des Actions urgentes. Lors de ces actions urgentes, des bénévoles du monde entier envoient en quelques heures des milliers de lettres, de fax et d’e-mails aux gouvernements et aux autorités. Presque 50 pourcent des Actions urgentes sont couronnées de succès et aboutissent à l’amélioration de la situation des personnes concernées.

Ce qu’obtient Amnesty


Le travail d’Amnesty International produit des effets dans le monde entier: des prisonniers et prisonnières d’opinion sont libérés, des condamnations à mort sont commuées ou des tortionnaires sont traduits en justice. Les campagnes et les actions contribuent à améliorer la situation des droits humains sur le plan légal ou social et renforcent les organisations sur place. Ainsi, par exemple, des lois sont promulguées pour une meilleure protection des femmes ou un contrôle accru du commerce des armes.

Régulièrement, Amnesty International apprend par des personnes concernées que la pression sur les gouvernements et les autorités a amélioré leur situation. Ces expériences démontrent que l’engagement concret des membres d’Amnesty International peut changer les choses.


Des débuts jusqu’à aujourd’hui


Amnesty International a été fondée en 1961 par l’avocat britannique Peter Benenson en réaction à l’emprisonnement arbitraire de deux étudiants au Portugal. Son «Appeal for Amnesty» dans le journal «The Observer» appelait à convaincre la dictature portugaise, par des lettres et des articles de presse, de libérer les deux étudiants. Peu de temps après, une organisation internationale naissait de cette action.

Au départ, la libération de prisonniers et prisonnières d’opinion était la revendication principale de l’organisation. Très vite, pourtant, Amnesty a élargi son champ d’activité et a commencé à se mobiliser contre la torture, contre les «disparitions» de personnes et contre la peine de mort. Cela a valu à Amnesty le prix Nobel de la paix en 1977.

Les changements mondiaux confrontent sans cesse Amnesty à de nouveaux défis. Les délégu·é·s d’Amnesty en ont tenu compte lors d’une assemblée du Conseil international et ils ont décidé d’étendre le travail du mouvement à tous les droits humains. Jusqu’en 2010, Amnesty travaille sur les priorités suivantes:

  • contre toute discrimination
  • contre l’impunité
  • pour l’intégrité physique et psychique de tous les êtres humains
  • pour le respect des droits humains dans les conflits armés
  • pour les droits des réfugi·é·s
  • pour les droits des femmes et des fillettes
  • pour des droits économiques, sociaux et culturels et contre la pauvreté.

Les thèmes de base d’Amnesty comme la torture, la peine de mort, l’impunité et les «disparitions» restent centraux dans le travail de l’organisation. L’actualité de ces thèmes se révèle dans toute son ampleur avec les violations des droits humains dans la «guerre contre le terrorisme», au nom de laquelle des gens sont torturés ou maintenus pendant des années en prison sans aucune procédure judiciaire.