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Augmentons les chances pour les victimes de persécutions liées au genre

Europride 09 à Zurich
Europride 09 à Zurich | © Sabine Rock

De nombreux demandeurs d'asile qui sont persécutés dans leur pays d'origine en raison de leur orientation sexuelle sont renvoyés de Suisse - même lorsqu'ils sont menacés de torture ou de mort dans leur pays d'origine. Ceci est entre autres dû au fait que ceux et celles qui prennent ces décisions ne sont pas assez sensibilisé·e·s à la situation particulière des réfugiés homosexuels. C'est pourquoi Amnesty réclame, à l'aide d'une action en ligne, que le Parlement inclue les persécutions liées à l’orientation sexuelle dans la loi sur l'asile en tant que motif pour le droit à l'asile.

 

Action terminée

Cette action est terminée - merci pour votre intérêt.

 

Revendications

Les soussigné·e·s demandent à l’Assemblée fédérale de compléter la notion de réfugié dans la Loi sur l’asile et d’intégrer la persécution liée au genre comme motif d’asile, comme la motion Prelicz-Huber le propose.

Explications

  • L’intégration dans la Loi sur l’asile des motifs de persécution propres aux femmes a considérablement contribué à la sensibilisation de toutes les instances administratives et institutions impliquées dans la procédure d’asile. Une telle sensibilisation fait encore largement défaut en matière de persécution liée au genre: on conseille par exemple à des homosexuel·le·s en provenance d’Iran de vivre leur homosexualité en cachette pour éviter des problèmes avec les autorités. Beaucoup de décideurs et décideuses semblent ne pas pouvoir s’imaginer ce que signifie être homosexuel dans un pays qui combat l’homosexualité, l’interdit et la poursuit sévèrement.
  • Des expériences avec des demandes d’asile de personnes qui font valoir comme motif d’asile des risques de persécution liés à leur orientation ou à leur identité sexuelle montrent que les autorités ne tiennent pas suffisamment compte, au moment de l’examen de ces demandes, de facteurs tels que la situation légale, les pressions psychiques ainsi que la stigmatisation sociale subies dans le pays d’origine. Peu de demandes sont en effet acceptées.

Pour ces raisons, nous demandons à l’Assemblée fédérale de soutenir la motion Prelicz-Huber et de compléter la notion de réfugié contenue dans la Loi sur l’asile.