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Détentions illégales et torture

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Images de «Waiting for the guards», film produit par Amnesty International. | © AI

Avec la campagne Sécurité et droits humains, Amnesty International défend les droits fondamentaux des prisonniers et dénonce les diverses formes de détention illégale ou clandestine, souvent utilisées dans la lutte contre le terrorisme.

De nombreux gouvernements ont exploité l’inquiétude croissante suscitée par le terrorisme en arrêtant des personnes sans mettre en œuvre les garanties légales auxquelles à droit toute personne privée de liberté.

Ces garanties dont doit bénéficier le détenu sont notamment le droit de connaître les raisons de son arrestation et le droit de faire connaître à sa famille le lieu de sa détention. Les détenus doivent également pouvoir être  assistés d’un avocat et pouvoir contester rapidement la légalité de leur détention. De même, ils ne doivent pas être détenus dans un lieu secret.

Cette atteinte grave aux droits humains peut conduire des personnes à être emprisonnés pendant des années sans avoir été jugées, sans connaître les preuves retenues contre elles et sans disposer d’aucun moyen pour contester leur détention.

Dans les cas de disparition forcée, la situation des personnes concernées est totalement inconnue, et leurs proches ne savent même pas si elles sont mortes ou vivantes. Les personnes disparues ne sont plus protégées par la loi et risquent d'autres graves violations des droits humains.
Avec les détentions illégales, les personnes courent un risque accru de torture et de mauvais traitements. La torture et les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ne sont tolérables en aucun cas et sont absolument interdits par le droit international.

 

Août 2011

Ramze Shihab Ahmed

«Il a dit qu'ils l'avaient violé avec un bâton 'par derrière'; pendant ce temps, ils lui mettaient le sac en plastique sur la tête jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Ensuite, ils le réveillaient en lui envoyant des décharges électriques […]. À chaque fois qu’ils le violaient 'par derrière', le sang coulait de l’intérieur. Et il perdait connaissance à chaque fois.»

Rabiha Al Qassab, sur le traitement reçu par son mari, Ramze Shihab Ahmed, dans une prison en Irak en 2009.

Amina Masood Janjua

«Il ne peut rien vous arriver de pire. Si quelqu’un meurt, vous pleurez, les gens vous consolent et, au bout d’un certain temps, vous l’acceptez; mais si quelqu’un disparaît, vous ne pouvez même plus respirer, c’est la pire des souffrances.»

Amina Janjua - son mari a été arrêté au Pakistan en 2005 et est depuis porté disparu.