La torture est inefficace!
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- Une chambre de torture. | © DR
La torture et les mauvais traitements sont non seulement condamnables, mais aussi inefficaces: «Vous pouvez faire dire n’importe quoi à n’importe qui, mais vous ne pouvez avoir aucune confiance en ce qu’il dit», déclare Mike Baker, un ancien agent de la CIA.
La torture et les mauvais traitements sont toujours condamnables:
- La torture, comme tout autre traitement cruel, inhumain ou dégradant, est abjecte, immorale, illégale... toujours condamnable.
- Tous les gouvernements doivent dénoncer publiquement et avec la plus grande fermeté ce genre de pratiques, et ne jamais permettre qu’elles aient cours, à l’étranger comme dans leur pays.
- Tous les gouvernements doivent engager des poursuites, en vertu du droit national et international, contre toute personne directement ou indirectement responsable d’actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements.
- Nul ne doit être détenu clandestinement ou au secret. La détention dans de telles conditions constitue en soi un mauvais traitement et est propice à la torture et à d’autres formes d’atteintes aux droits humains.
- Nul ne doit être envoyé dans un pays où il risque d’être torturé ou soumis à une autre forme de traitement cruel, inhumain ou dégradant.
- Ce n’est pas en torturant et en maltraitant des détenu·e·s qu’on assurera la sécurité, mais en respectant les droits fondamentaux de tous.
- La torture n’est pas un remède contre le «terrorisme», elle en est l’instrument.
- La torture et les autres mauvais traitements ne sont pas seulement destructeurs pour la victime. Ils portent atteinte à la dignité de ceux qui les commettent et de la société qui les autorise. Ce sont des pratiques cruelles, inhumaines, toujours dégradantes.
Des méthodes inefficaces
Lorsqu’on maltraite quelqu’un pour obtenir de lui des renseignements, on parvient parfois à le faire parler. Mais lorsqu’il parle, c’est souvent parce qu’il est prêt à dire n’importe quoi pour que la douleur cesse – toute la vérité, une partie seulement de la vérité ou son contraire. Les gouvernements qui ont recours à la torture et aux mauvais traitements prétendent obtenir ainsi de précieuses informations. L’histoire montre pourtant que la torture et les mauvais traitements ne viennent jamais à bout des insurgé·e·s et de l’opposition politique violente en général. Quels que soient les renseignements qu’elles permettent d’extorquer, ces pratiques engendrent chez leurs victimes et dans les communautés dont elles sont issues douleur, souffrance, humiliation, peur, colère et haine.

