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| Agir jusqu'au 14 septembre 2026 |
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Europe: CHF 1.90
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Adresses
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Procureur général:
Larry Devoe, Fiscal General
X/Twitter: @LarryDevoe
Instagram https://www.instagram.com/ldevoem
Edificio Ministerio Público, PB, Av. Urdaneta, esquinas de Ánimas a Platanal, Caracas, Venezuela
c/o Ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela
Waldeggstrasse 47
Case Postale 237
3097 Liebefeld
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Copies à
Ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela
Waldeggstrasse 47
Case Postale 237
3097 Liebefeld
Fax: 031 371 64 69
E-mail: embajada@embavenez-suiza.ch
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Hashtags:
#Venezuela
#QueSeanTodos
#QueSeanTodas
ES:
#Venezuela: Mientras el país atraviesa las graves consecuencias de los sismos del 24 de junio, cientos de personas siguen detenidas arbitrariamente. Exigimos su libertad y plena protección a la vida e integridad de las personas detenidas. ¡@LarryDevoe, garantice condiciones de reclusión dignas y libere a todas las personas detenidas arbitrariamente!
EN:
#Venezuela: While the country suffers the grave consequences of the 24 June earthquakes, hundreds of people remain arbitrarily detained. We demand their release and strict protection of the lives and safety of all detainees. @LarryDevoe, guarantee humane conditions of detention and release all those arbitrarily detained!
Plus d'info
Dans l’après-midi du 24 juin 2026, deux séismes, de magnitude 7,2 et 7,5, ont frappé le Venezuela, touchant principalement des zones densément peuplées à La Guaira, Caracas, Carabobo, Falcón, Aragua, Miranda et Yaracuy. Selon les chiffres officiels, à la date du 12 juillet, le bilan était de 4 561 décès, 16'740 blessé·e·s et 17'907 personnes ayant perdu leur logement. Plusieurs centaines d’immeubles d’habitation et d’autres bâtiments se sont effondrés ou ont subi de graves dommages structurels. On considère généralement que ces chiffres ne sont pas représentatifs de l’ampleur réelle des pertes humaines et des dégâts provoqués par les séismes, car des milliers de personnes n’auraient toujours pas réapparu et l’accès à l’information demeure limité après des années de censure et de répression orchestrées par l’État vénézuélien.
Amnesty International a reçu des informations de la part de proches de personnes détenues arbitrairement, en particulier en ce qui concerne une personne incarcérée dans la prison «Rodeo I», signalant que les autorités de la prison ont tiré avec des armes à grenaille de plomb et lancé des gaz lacrymogènes à l’intérieur de la prison, ces agissements étant susceptibles de constituer des actes de torture ou des mauvais traitements. Cela concorde avec les plaintes formulées par l’ONG CLIPPVE, qui a averti qu’il semblait s’agir de représailles contre des détenus ayant réclamé des mesures pour remédier aux dégâts causés par les séismes; l’ONG a aussi signalé que des prisonniers étaient gravement blessés et que, selon les familles, on ignore où se trouvent au moins sept détenus qui pourraient donc avoir été soumis à une disparition forcée.
Le 25 juin, Amnesty International a publié un communiqué de presse alertant sur les conséquences dévastatrices que ces séismes risquaient d’avoir pour la population du Venezuela, après une décennie d’urgence humanitaire complexe, de politique de répression systématique et malheureusement aussi d’effondrement du système de santé. Le 30 juin, l’organisation a publié une action urgente appelant à une réaction fondée sur les droits à la suite des deux séismes.
Depuis au moins 2014, le gouvernement vénézuélien a utilisé la détention arbitraire à motivation politique pour museler au Venezuela toute forme de dissidence réelle ou supposée, dans le cadre d’une politique de répression systématique et généralisée. Entre décembre 2025 et juin 2026, les autorités vénézuéliennes ont peu à peu et de manière sporadique libéré des victimes de la détention arbitraire à motivation politique, dans la plupart des cas dans le cadre d’une libération conditionnelle avec le maintien des enquêtes pénales ou des poursuites les concernant, comme dans le cas des prisonniers d’opinion et défenseurs des droits humains Javier Tarazona et Carlos Julio Rojas. À la date du 6 juillet, au moins 372 personnes étaient toujours détenues arbitrairement pour des raisons politiques, selon l’ONG vénézuélienne Foro Penal, et d’autres ONG du pays – comme Justicia, Encuentro y Perdón – estimaient ce chiffre à plus de 518 au 13 juillet 2026.
Dans le cadre de cette politique de répression, le gouvernement n’a cessé de harceler, de poursuivre et de censurer les militant·e·s et les organisations de la société civile qui s’efforçaient de protéger les droits des Vénézuelien·ne·s dans un contexte complexe d’urgence humanitaire et de profonde crise des droits humains qui les poussait à fuir le pays, dans des proportions sans précédent, pour trouver ailleurs la sécurité et une protection. Fin mai 2025, 7,9 millions de personnes avaient fui le Venezuela. Dans son communiqué de presse du 25 juin, Amnesty International a déclaré que «[l]es ONG de défense des droits humains et humanitaires opèrent actuellement dans un environnement extrêmement restrictif qui résulte d’un cadre juridique répressif visant à étouffer l’espace civique et à s’en prendre à toute forme de dissidence présumée. Afin de mettre en place un plan d’aide humanitaire efficace, les autorités vénézuéliennes doivent abroger immédiatement la «loi anti-ONG» ainsi que tous les autres mécanismes juridiques qui restreignent, contrôlent et limitent les activités licites et nécessaires de ces organisations de la société civile.» L’organisation a ajouté: «Cet appel est d’autant plus urgent qu’il faut venir en aide aux populations les plus exposées à la discrimination et à la marginalisation, à savoir les enfants et les personnes âgées.»
Depuis 2020, plusieurs rapports de la mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Venezuela ont fourni des informations détaillées sur des centaines d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, de détentions arbitraires, d’actes de torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants commis dans le pays depuis 2014, et des exemples d’instrumentalisation de la justice par le gouvernement dans le cadre de sa politique répressive, concluant que certains de ces crimes de droit international et violations des droits humains pourraient constituer des crimes contre l’humanité.
Depuis novembre 2021, le Bureau du procureur de la Cour pénale internationale mène une enquête pénale sur la situation au Venezuela, précisément pour «[c]rimes contre l’humanité de privation de liberté ou toute grave privation de liberté physique […]; torture […]; viol et/ou autres formes de violence sexuelle d’une gravité comparable […] ; et persécution à caractère politique contre des personnes détenues […], qui ont été commis depuis au moins avril 2017, par des membres des forces de sécurité de l’État, des autorités civiles et des personnes progouvernementales (ou groupes appelés “collectifs”)».
En détail
| Numéro UA: Date de parution | Actualisé le: Index: |
UA 072/24-7 16.04.2026 | 14.07.2026 AMR 53/0884/2026 |
| Participation prévue jusqu'au: | 14 septembre 2026 |
| Action urgente complète (Word): | français english |
| Modèle de lettre uniquement (Word): | français english español |
Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.
English version
Amidst disaster, hundreds remain detained
As the devastating consequences of the earthquakes that struck Venezuela on 24 June 2026 unfold, hundreds of politically motivated arbitrary detainees remain unfairly imprisoned. Reports of damage to the prison commonly referred to as «Rodeo I» followed accounts of neglect towards detainees’ personal integrity, as well as concerning reports of unlawful use of force. The organization has also received reports of alleged acts of torture and possible enforced disappearance of detainees. We call on the attorney general to ensure the immediate release of all those arbitrarily detained in Venezuela and to protect the life and integrity of those in custody.
In the afternoon of 24 June 2026, two earthquakes hit Venezuela, each 7.2 and 7.5 in magnitude. The earthquakes mainly affected densely populated areas in La Guaira, Caracas, Carabobo, Falcón, Aragua, Miranda, and Yaracuy. As of 12 July, official figures stated that at least 4'561 people had been killed, 16'740 were injured, and 17'907 had lost their homes. Hundreds of apartment blocks and other buildings collapsed or have suffered structural damage. These figures are widely considered to not fully convey the total extent of the human and material damage caused by the earthquakes, with thousands reportedly still missing and with access to information still restricted after years of state-sponsored censorship and a state policy of repression.
Amnesty International has received information from relatives of arbitrary detainees, specifically from an individual in the «Rodeo I» prison, reporting that authorities in the prison fired pellets and tear gas inside the prison, which could amount to torture and ill treatment. This is consistent with complaints raised by the NGO CLIPPVE, which has warned that these appear to be reprisals against detainees for requesting measures to address damage caused by the earthquakes and alerted that there are detainees severely injured and according to the families at least seven detainees’ whereabouts would have been unknown, which could constitute enforced disappearances.
On 25 June, Amnesty International issued a press release raising the alarm over the devastating impact these earthquakes would likely have on people in Venezuela, coming off a decade-long complex humanitarian emergency and systematic policy of repression, and, critically, a collapsed health system. On 30 June, the organization issued an urgent action calling a rights-based response to the earthquakes.
At least since 2014, the Venezuelan government has continuously used politically motivated arbitrary detentions to silence any form of real or perceived dissent in Venezuela as part of a systematic and widespread policy of repression. Between December 2025 and June 2026, Venezuelan authorities have slowly and sporadically released victims of politically motivated arbitrary detention, most on conditional release and maintaining the criminal investigations or charges against them, like in the case of prisoners of conscience and human rights defenders Javier Tarazona and Carlos Julio Rojas. As of 6 July, at least 372 people remained arbitrarily detained for political reasons, according to Venezuelan NGO Foro Penal, with other local NGOs -like Justicia, Encuentro y Perdón- raising that figure to over 518 as of 13 July 2026.
Within this policy of repression, the government has continually harassed, prosecuted and censored activists and civil society organizations working to protect the rights of Venezuelans amidst a complex humanitarian emergency and a deep human rights crisis that is making Venezuelans flee in unprecedented numbers in search of safety and protection. By May 2025, 7.9 million had fled Venezuela. In its 25 June press release, Amnesty International stated that «[h]uman rights and humanitarian NGOs are currently operating in a hugely restrictive environment as a result of a repressive legal architecture geared towards closing off civic space and targeting any form of perceived dissent. In order to offer an effective relief response plan, the Venezuelan authorities must immediately repeal the so-called Anti-NGO law and all other legal mechanisms that restrict, control and limit the lawful and necessary activities of these civil society organisations». And that «this call has become all the more urgent in order to assist those groups most vulnerable to discrimination and marginalization namely children and older people».
Since 2020, reports from the UN independent international fact-finding mission on Venezuela (FFM) have thoroughly documented hundreds of extrajudicial executions; enforced disappearances; arbitrary detentions; and torture and other cruel, inhuman or degrading treatment committed in the country since 2014; as well as the ways in which the justice system serves as a tool for the government’s policy of repression, establishing that some of these international crimes and human rights violations amount to crimes against humanity.
Since November 2021, the Office of the Prosecutor of the International Criminal Court is conducting a criminal investigation into the situation in Venezuela, specifically regarding the «[c]rimes against humanity of deprivation of liberty or other serious deprivation of physical liberty (…); torture (…); rape and/or other forms of sexual violence of comparable severity (…); and politically motivated persecution against persons detained (…), which were committed since at least April 2017, by members of the State security forces, civil authorities and pro-government persons (or groups called «collectives»)».
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Please take action before 14 September 2026.
You'll find all necessary adddress- and social media information above. English model letter as a word-file.