Infos finale
Jonathan Muir Burgos, un adolescent cubain, a été arrêté le 16 mars 2026, après avoir participé à des manifestations contre des coupures de courant prolongées et des pénuries alimentaires. Il aurait été incarcéré à la prison de Canaleta, dans le centre de Cuba, et inculpé de «sabotage», une infraction grave passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à 15 ans. Il a été remis en liberté le 24 juin 2026 et a désormais retrouvé sa famille. Toutefois, selon certaines informations, il serait toujours soumis à des restrictions et l’affaire pénale intentée contre lui serait toujours en cours.
Jonathan David Muir Burgos est un adolescent cubain originaire de Morón, dans la province de Ciego de Ávila. Il avait 16 ans lorsqu’il a été arrêté, le 16 mars 2026, après que lui et son père, le pasteur évangélique Elier Muir, se seraient présentés à une convocation de la police, en lien avec les manifestations qui se sont déroulées à Morón le 13 mars. Ces manifestations ont été déclenchées par les coupures d’électricité prolongées, les pénuries alimentaires, la détérioration des services publics et le mécontentement social croissant. Les autorités ont inculpé Jonathan David Muir Burgos de «sabotage», l’une des infractions les plus graves du droit pénal cubain, passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison.
Il aurait été transféré à Canaleta, une prison pour adultes située dans la ville de Ciego de Ávila. Sa famille a indiqué que sa santé physique et psychologique s’est détériorée pendant sa détention et qu’il n’a pas reçu les soins médicaux adéquats, notamment le traitement pour son affection cutanée chronique. Sa famille a également exprimé ses inquiétudes pour sa sécurité dans une prison pour adultes. En vertu des normes internationales relatives aux droits humains, la privation de liberté ne doit être utilisée qu’en dernier recours contre les mineur·e·s et pour la durée la plus courte possible. Les mineur·e·s privés de liberté doivent être traités avec humanité et d’une manière qui tienne compte de leur âge; ils doivent être séparés des adultes, sauf si c’est dans leur intérêt supérieur de ne pas le faire, et doivent bénéficier de soins de santé, d’une assistance juridique et de contacts réguliers avec leur famille.
Jonathan David Muir Burgos a été remis en liberté le 24 juin 2026, après plus de trois mois derrière les barreaux, et a pu rentrer chez lui retrouver sa famille. On ignore encore les termes juridiques exacts de sa libération et le statut de son dossier pénal. Si sa libération est une mesure bienvenue, elle n’efface pas le caractère arbitraire de sa détention, les violations dont il aurait été victime en détention, ni la menace que représentent des poursuites pénales ainsi que la surveillance de l’État.
Son affaire s’inscrit dans le cadre plus large de la répression à Cuba, où les autorités continuent d’ériger la contestation, la dissidence et la critique publique en infraction. En mars 2026, des manifestations ont eu lieu à Morón pour protester contre les coupures d’électricité prolongées, les pénuries de carburant et la dégradation des conditions de vie. La répression s’est déroulée sur fond de profonde crise humanitaire et économique qui a des répercussions sur l’accès à l’électricité, à la nourriture, aux médicaments, aux transports et à d’autres biens de première nécessité.
Les autorités cubaines doivent veiller à ce que la libération de Jonathan David Muir Burgos soit totale et inconditionnelle, lever toutes les restrictions arbitraires qui lui sont imposées ainsi qu’à sa famille, et fournir des recours effectifs et des garanties de non-répétition. Elles doivent aussi libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé leurs droits aux libertés d’expression et de réunion pacifique, et cesser d’invoquer la loi pénale dans le but de sanctionner ou d’intimider les gens, notamment les mineur·e·s, qui contestent ou dénoncent la réalité dans le pays.
Amnesty International continuera de suivre la situation de Jonathan David Muir Burgos et réagira en cas d’évolution négative.
Aucune action complémentaire n’est requise. Un grand merci à toutes les personnes qui ont envoyé des appels.
Outcome in English
Teenager detained in adult prison released
Jonathan Muir Burgos, a Cuban teenager, was detained on 16 March 2026, following his involvement in protests against prolonged power cuts and food shortages. He was reportedly held in Canaleta prison, in central Cuba, and charged with «sabotage», a serious crime that could carry a sentence of up to 15 years in prison. He was released from detention on 24 June 2026 and is now back with his family, though reports indicate that he remains subject to restrictions and his criminal case would remain open.
Jonathan David Muir Burgos is a Cuban teenager from Morón, Ciego de Ávila. He was 16 years old when Cuban authorities detained him on 16 March 2026, after he and his father, evangelical pastor Elier Muir, reportedly attended a police summons linked to protests that took place in Morón on 13 March 2026. The protests were driven by prolonged power cuts, food shortages, failing public services and growing public frustration. Authorities charged Jonathan with «sabotage», one of the most serious offences under Cuban criminal law, which can carry a prison sentence of up to 15 years.
Jonathan was reportedly transferred to Canaleta prison, an adult prison in Ciego de Ávila. His family reported that his physical and psychological health deteriorated while he was in detention and that he did not receive adequate medical care, including treatment for a chronic skin condition. His relatives also expressed concern for his safety in an adult prison setting. Under international human rights standards, children should only be deprived of liberty as a measure of last resort and for the shortest appropriate period of time. Children in detention must be treated in line with their age and dignity, held separately from adults unless this is in their best interests, and provided with access to healthcare, legal assistance and regular family contact.
Jonathan was released from detention on 24 June 2026, after more than three months in prison, and returned home to his family. The exact legal terms of his release and the status of the criminal case against him remain unclear. His release is therefore a welcome development, but it does not remedy the arbitrary nature of his detention, the reported violations he suffered in custody, or the ongoing threat posed by criminal proceedings and state control.
His case is part of a broader pattern of repression in Cuba, where authorities continue to criminalize protest, dissent and public criticism. In March 2026, protests broke out in Morón amid prolonged blackouts, fuel shortages and the deterioration of living conditions. The crackdown has taken place against the backdrop of a deep humanitarian and economic crisis that continues to affect access to electricity, food, medicines, transport, and other essential goods.
The Cuban authorities must ensure that Jonathan’s release is full and unconditional, lift any arbitrary restrictions imposed on him and his family, and provide effective remedies and guarantees of non-repetition. They must also immediately and unconditionally release all people detained solely for exercising their rights to freedom of expression and peaceful assembly and end the use of criminal law to punish or intimidate people, including children, who protest or speak out about the reality of the country.
Amnesty International will continue to monitor Jonathan’s situation and respond to any negative developments.
No further action is requested. Many thanks to all who sent appeals.