Phumzile Dlamini © Cebelihle Mbuyisa
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Urgent Action − Eswatini

Une femme de 70 ans soumise au risque d'une expulsion forcée

Phumzile Dlamini, une femme de 70 ans, subit des pressions permanentes pour quitter son logement afin de laisser place à un programme d’extension de plantations de l’entreprise de foresterie Montigny Investment à Mhlambanyatsi, en Eswatini. Le 21 mai, des policiers se sont présentés chez elle et lui ont demandé avec insistance de signer un document de «relocalisation volontaire» rédigé par l’entreprise, ce qu’elle a refusé, comme elle refuse de le faire depuis le début de la procédure, en mars 2026. Ces visites répétées suscitent de vives craintes d’intimidation et d’expulsion forcée, en violation du droit international relatif aux droits humains et des normes connexes, qui interdisent les expulsions forcées et requièrent que toute relocalisation concernant le logement d’une personne soit véritablement volontaire et repose sur son consentement libre et éclairé, ou dans le cas contraire, que cette relocalisation respecte des garanties exigeantes et puisse faire l’objet d’un recours effectif.

Passer à l'action

Défendez les droits de Phumzile Dlamini:
Envoyez une lettre d'appel par poste, e-mail, fax ou par les réseaux sociaux via X/Twitter, Facebook ou Instagram.

Agir jusqu'au 31 décembre 2026

Modèles de lettre

Adresses

Ministre de la Justice et des Affaires constitutionnelles:
Minister of Justice & Constitutional Affairs
Hon. HRH Prince Simelane
P.O. Box 924
Mbabane
ESWATINI
Fax: +268 404 3533
E-mails: simelanedlamini4@gmail.com / dlaminidorcasn@gmail.com

Cible supplémentaire:
National Commissioner of Police
E-mail: pico@reps.org.sz

Copies à 

Ambassade du Royaume d'Eswatini
Chemin William Barbey 51
1292 Chambésy
Fax: 022 758 94 24
E-mail: contact@missionofeswatini.ch

Plus d'info

Les pressions exercées par Montigny Investments pour obtenir le départ des habitant·e·s s’inscrivent dans un contexte d’extension des plantations forestières en cours depuis longtemps dans la région de Mhlambanyatsi et une approche structurée de la «relocalisation volontaire» qui repose sur des documents à signer et un cadre relatif aux personnes résidant sur des terrains agricoles. Les autorités se servent de la Loi de 1982 sur le contrôle des habitants des zones agricoles, réglementant l’occupation de terrains privés agricoles, pour requalifier les ménages établis de longue date sur ces terres en «habitants de zones agricoles», une appellation qui limite leurs possibilités de recours et facilite les «accords de relocalisation volontaire».

Les documents de relocalisation volontaire visent à formaliser l’accord d’un·e habitant·e pour son déplacement et les conditions d’indemnisation pour son départ. S’ils sont signés, ils peuvent être utilisés comme preuve du «consentement» à la relocalisation et de l’acceptation des conditions d’indemnisation, y compris des clauses d’exclusion concernant les frais de réinstallation et de réaménagement ainsi que certaines pertes de moyens de subsistance.

Début 2026, la situation se serait aggravée : outre les pressions exercées pour faire signer ces documents, des terres voisines des habitations ont été converties, notamment par la plantation d’arbres sur des zones utilisées pour le pâturage du bétail. Un habitant ayant protesté contre ces plantations aurait été arrêté et poursuivi, ce qui laisse craindre une criminalisation des protestations et le risque d’intimidation des villageois qui refusent leur relocalisation. Selon certaines informations, des ménages ont déjà signé les documents de relocalisation et/ou accepté l’indemnisation de base de 150’000 lilangenis (environ 9 075 dollars des États-Unis) – un montant qui ne semble pas acceptable, surtout en tenant compte des clauses d’exclusion.

En Eswatini et dans l’ensemble de l’Afrique australe, les populations confrontées à des déplacements liés à l’utilisation des terres se voient souvent présenter des documents de «relocalisation volontaire ou d’«indemnisation» dans des conditions qui ne permettent pas d’envisager un refus. Amnesty International a déjà dénoncé les préjudices liés aux expulsions forcées et le manque de protection contre celles-ci en Eswatini, notamment dans son rapport de 2018 intitulé «They Don’t See Us As People» et dans la synthèse de celui-ci.

En détail

Numéro UA:
Date de parution | Actualisé le:
Index:
UA 059/26
01.07.2026 | -
AFR 55/1081/2026
Participation prévue jusqu'au: 31 décembre 2026
Action urgente complète (Word): français
english
Modèle de lettre uniquement (Word): français
english

Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.

English version

70-year-old pressured into forced eviction

70-year-old Phumzile Dlamini is facing sustained pressure to leave her home to make way for timber company, Montigny Investment’s forestry plantation expansion programme in the village of Mhlambanyatsi, Eswatini. On 21 May, police officers visited Phumzile Dlamini’s home and urged her to sign Montigny «voluntary relocation» paperwork which she has refused to do and has done since the process began in March 2026. This raises serious concerns about intimidation and the risk of forced eviction in violation of international human rights law and standards, which prohibit forced evictions and require that any relocation affecting a person’s home be genuinely voluntary and based on free and informed consent, or otherwise meet strict safeguards and provide effective remedy.

Montigny Investments’ relocation pressure arises in the context of long-running forestry plantation expansion in the Mhlambanyatsi area and a structured «voluntary relocation» approach that relies on signature-based paperwork and a «farm dwellers» framing. «The Farm Dwellers Control Act (1982) governs occupation on privately owned farms and is being invoked here to reclassify long-resident households as «farm dwellers», narrowing their claims and facilitating signature-based «voluntary relocation» agreements».

Voluntary relocation documents are intended to record a resident’s agreement to relocate and the compensation terms for leaving. If signed, it can be used to evidence «consent» to relocation and acceptance of compensation terms, including exclusions relating to resettlement/homesteading costs and certain livelihood-related losses.

In early 2026, the situation reportedly escalated from paperwork pressure to on-the-ground land conversion near homesteads, including tree planting in areas previously used for grazing. When a resident protested the planting, he was reportedly arrested and charged, raising concerns about criminalisation of protest and the risk of intimidation for community members who resist relocation. Reports indicate that some households have already signed relocation paperwork and/or accepted the standard compensation payment (E150,000/ USD 9,075), raising concerns about adequacy, particularly given documented exclusions for resettlement/homesteading costs and certain livelihood losses.

In Eswatini and the wider Southern Africa region, communities facing land-related displacement are often presented with «voluntary relocation» or «compensation» documents in circumstances where refusal is not realistically possible. Amnesty International has previously documented forced eviction-related harms and protection gaps in Eswatini, including in its 2018 report on evictions, «They Don’t See Us As People».

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Please take action before 31 December 2026.

You'll find all necessary adddress- and social media information above. English model letter as a Word-file.