Portrait de Bhekimpilo Mbedzi
Bhekimpilo Mbedzi © Droits réservés
Offen
Urgent Action − Zimbabwe

Un défenseur des droits humains détenu arbitrairement

Le 10 juillet, le défenseur des droits humains Bhekimpilo Mbedzi a été arrêté arbitrairement et détenu après avoir posté une vidéo sur les réseaux sociaux appelant à manifester contre le projet de loi d’amendement constitutionnel n° 3 récemment promulgué. Il est accusé d’«incitation à organiser un rassemblement illégal», les autorités compétentes affirmant qu’il ne les avait pas informées du rassemblemnet prévu. Les autorités zimbabwéennes doivent le libérer immédiatement et sans condition, car Bhekimpilo Mbedzi est détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement ses droits fondamentaux.

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Défendez les droits de Bhekimpilo Mbedzi:
Envoyez une lettre d'appel par poste, e-mail, X/Twitter ou Facebook.
Tweetez/postez dans les réseaux sociaux.

Agir jusqu'au 30 janvier 2027

Modèles de lettre

Adresses

Cible principale:
Procureur général:
Prosecutor General
Hon. Loice Matanda-Moyo
The National Prosecuting Authority of Zimbabwe
101 Kwame Nkrumah Avenue
Harare
ZIMBABWE
E-mails: corporateaffairs@npa.gov.zw ou npazcorporateaffairs@gmail.com

Cible supplémentaire:
Ministre de la Justice. Affaires juridiques et parlementaires:
Hon. Ziyambi Ziyambi
Minister of Justice. Legal and parliamentary affairs
Mgandane Dlodlo Building (New Gvt Complex)
Cnr Samora Machel Avenue & Simon Vengesai
Harare 263,
ZIMBABWE
E-mail: pr@justice.gov.zw ; justice@justice.gov.zw

 

Copies à 

Ambassade de la République du Zimbabwe
Dannenwalder Weg 91
D-13439 Berlin
Deutschland
E-mail: infor@zimembassyberlin.com / zimberlin@zimfa.gov.zw

Agir sur les réseaux sociaux

Targets:
Procureur général:
X/Twitter: @NPAZim
Facebook: https://www.facebook.com/npazimbabwe

Ministre de la Justice. Affaires juridiques et parlementaires:
X/Twitter: @MoJLPA 
Facebook: Ministry of Justice, Legal and affairs 

 

Suggested social media messages

We call on Zimbabwean authorities to immediately and unconditionally release Bhekimpilo Mbedzi as he is detained solely for the peaceful exercise of his human rights #FreeMbedzi [PLEASE INSERT LINK TO UA] 

Bhekimpilo Mbedzi was arrested for posting a video on Facebook calling for people to participate in the planned protest. Zimbabwe authorities must stop cracking down on civic dissent #Protest is not a crime #FreeMbedzi 

Zimbabwean authorities must respect, protect, promote and fulfil the rights of everyone to freedom of expression and peaceful assembly without discrimination. #FreeMbedzi [PLEASE INSERT LINK TO UA] 

Zimbabwean authorities must end the misuse of the criminal justice system to arbitrarily arrest, detain, intimidate and harass opposition members, journalists and human rights defenders solely for exercising their human rights. #FreeMbedzi [PLEASE INSERT LINK TO UA] 

Freedom of expression is protected under the African Charter and the International Covenant on Civil and Political Rights. Zimbabwe must respect, protect, and uphold this right and ensure that no one is detained or prosecuted for peacefully expressing their views. [PLEASE INSERT LINK TO UA] 

 

Hashtags:
#FreeMbedzi
#Mbedzi
#Protest is not a crime 

 

Graphique à télécharger et à utiliser pour les réseaux sociaux:
TAKE URGENT ACTION FOR BHEKIMPILO MBEDZI →
 

Plus d'info

Bhekimpilo Mbedzi, défenseur des droits humains qui préside également le Groupe de travail national démocratique pour la province du Matabeleland-Sud, a été interpellé après avoir exprimé publiquement son intention de manifester contre les modifications constitutionnelles proposées. Le 16 février 2026, le gouvernement du Zimbabwe a publié au Journal officiel le projet d’amendement n° 3 à la Consitution du Zimbabwe, 2026 (H.B. 1 de 2026), lançant officiellement le processus de modification de la Constitution en vertu de l’article 328 de la Constitution. Ce projet de loi prévoit des changements radicaux au cadre constitutionnel du Zimbabwe, notamment allonger de cinq à sept ans la durée des mandats présidentiel et parlementaire, remplacer l'élection présidentielle au suffrage direct par une élection par le Parlement, renforcer l'influence de l'exécutif sur les nominations au sein des instances judiciaires et du ministère public, et supprimer les commissions constitutionnelles comme la Commission sur le genre du Zimbabwe. Après sa publication, le texte a fait l'objet d'une période de consultation publique de 90 jours, au cours de laquelle le Parlement était tenu d'organiser des audiences publiques et de solliciter des soumissions écrites avant de procéder au débat et au vote. Toutefois, le processus de consultation a été vivement critiqué par la société civile et des experts juridiques, qui l'ont jugé insuffisant; des cas d'intimidation, d’irrégularités de procédure administrative, d’affluence excessive et de bâillonnement des voix dissidentes ont été signalés, suscitant de vives inquiétudes quant au respect du processus constitutionnel et des normes régionales et internationales en matière de participation publique réelle.

Des détracteurs du projet de loi, dont l’avocat et professeur de droit constitutionnel Lovemore Madhuku et l'ancien ministre des Finances Tendai Biti, auraient été arrêtés, placés en détention ou agressés, instaurant ainsi un climat de peur parmi ceux qui souhaitaient s'opposer aux amendements proposés, et ce avant même le démarrage des audiences publiques. Elles se sont tenues à partir du 30 mars 2026 et ont été entachées par une affluence excessive, des perturbations et des actes de violence. À Harare, l'avocat spécialisé dans la défense des droits humains Douglas Coltart a été agressé par des partisans présumés de l’Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (ZANU-PF) après avoir tenté de présenter des déclarations; à Bulawayo, des figures de l'opposition, dont David Coltart, ont déclaré avoir été empêchées de prendre la parole, alors qu'elles étaient arrivées à l'heure. Le 7 juillet 2026, le président Emmerson Mnangagwa a promulgué la loi n° 3 de 2026 portant modification de la Constitution du Zimbabwe (loi n° 6 de 2026), après son passage devant le Parlement.

Au cours des semaines qui ont suivi la promulgation de cette loi, des organisations de la société civile, des groupes d'opposition et des militant·e·s ont fait part de leur intention d'organiser une manifestation pacifique le 31 juillet pour protester contre les amendements constitutionnels et demander leur abrogation. Des informations ont également fait état d'une surveillance renforcée, d'actes d'intimidation et d'arrestations visant des personnes liées aux rassemblements prévus, notamment l'arrestation et le maintien en détention de Bhekimpilo Mbedzi, qui avait publiquement soutenu ces manifestations.

En détail

Numéro UA:
Date de parution | Actualisé le:
Index:
UA 078/26
30.07.2026 | -
AFR 46/1340/2026
Participation prévue jusqu'au: 30 janvier 2027
Action urgente complète (Word): français
english
Modèle de lettre uniquement (Word): français
english

Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.

English version

Human rights defender arbitrarily detained

On 10 July, human rights defender Bhekimpilo Mbedzi was arbitrarily arrested and is being detained after he posted a video on social media calling for protests against the recently enacted Constitutional Amendment Act No. 3. He faces charges of «inciting an unlawful gathering» with the State alleging that he failed to notify the relevant authorities of the planned gathering. The Zimbabwean authorities must immediately and unconditionally release Bhekimpilo Mbedzi as he is detained solely for the peaceful exercise of his human rights.

Bhekimpilo Mbedzi a human rights defender who is also the Matabeleland South provincial chairperson of the National Democratic Working Group (NDWG), was arrested after publicly expressing his intention to protest against the proposed constitutional amendments. On 16 February 2026, the Government of Zimbabwe gazetted the Constitution of Zimbabwe Amendment (No. 3) Bill, 2026 (H.B. 1 of 2026), formally initiating the constitutional amendment process under section 328 of the Constitution. The Bill proposes far-reaching changes to Zimbabwe’s constitutional framework, including extending presidential and parliamentary terms from five to seven years, replacing direct presidential elections with election by Parliament, expanding executive influence over judicial and prosecutorial appointments, and abolishing constitutional commissions such as the Zimbabwe Gender Commission. Following its publication, the Bill entered the 90-day public consultation period, during which parliament was required to conduct public hearings and invite written submissions before debate and voting. However, the consultation process was widely criticised by civil society and legal experts as inadequate, with reports of intimidation, procedural irregularities, overcrowding, and the silencing of dissenting voices, raising serious concerns about compliance with constitutional due process and regional and international standards on meaningful public participation.

Even before the public hearings commenced, prominent critics of the Bill, including constitutional lawyer Professor Lovemore Madhuku and former Finance Minister Tendai Biti, were reportedly arrested, detained or assaulted, creating a climate of fear among those wishing to oppose the proposed amendments. Public hearings held from 30 March 2026 were marred by overcrowding, disruption and violence. In Harare, human rights lawyer Douglas Coltart was assaulted by suspected ZANU-PF supporters after attempting to make submissions, while in Bulawayo, opposition figures including David Coltart reported being denied the opportunity to speak despite arriving on time. On 7 July 2026, President Emmerson Mnangagwa assented to the Constitution of Zimbabwe (Amendment) Act (No. 3), 2026 (Act No. 6 of 2026), following its passage by Parliament.

In the weeks following the enactment of the Act, civil society organisations, opposition groups and activists reported plans to hold a peaceful march on 31 July 2026 to protest the constitutional amendments and call for their repeal. Reports also emerged of increased surveillance, intimidation and arrests of individuals associated with the planned demonstrations, including the arrest and continued detention Bhekimpilo Mbedzi, who had publicly supported protests against the constitutional amendments.

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Please take action before 30 January 2027.

You'll find all necessary adddress- and social media information above. English model letter as a Word-file.