© Amnesty International (image base: pixabay)
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Urgent Action − Soudan du Sud

La détention arbitraire de quatre hommes expulsés doit cesser

José Manuel Rodríguez-Quiñones, Thongxay Nilakout, Kyaw Mya et Tuan Thanh Phan ont été expulsés des États-Unis dans le cadre de la campagne d’expulsions massives du gouvernement américain en mai 2025. Ils ont d’abord été détenus dans une base militaire américaine à Djibouti avant d’arriver à Djouba, la capitale du Soudan du Sud, le 4 juillet 2025. Cela fait 10 mois qu’ils sont détenus arbitrairement dans un lieu tenu secret. Amnesty International appelle les autorités du Soudan du Sud à révéler immédiatement où se trouvent ces quatre hommes, à leur permettre d’entrer en contact sans restriction ni surveillance avec leurs avocats, y compris avec un avocat local, et à indiquer sans délai les motifs juridiques de leur détention. Elles doivent par ailleurs veiller à ce que la recherche de solutions durables pour ces personnes soit facilitée en leur donnant accès au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), à la commission nationale des droits humains et aux autres instances compétentes. Si une évaluation équitable et efficace de leurs besoins de protection a eu lieu et que le principe de «non-refoulement» est respecté, les autorités des pays d’origine de ces hommes doivent accélérer leur rapatriement.

Passer à l'action

Défendez les droits de José Manuel Rodríguez-Quiñones, Kyaw Mya, Thongxay Nilakout et Tuan Thanh Phan par e-mail, via X/Twitter, Facebook ou le formulaire en ligne.

Malheureusement, l'envoi par poste n'est pas possible pour cette action.

Agir jusqu'au 11 septembre 2026

Modèles de lettre

Adresses

Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale:
Minister of Foreign Affairs and International Cooperation
Ambassador James Pitia Morgan
E-mail: info@mofaic.gov.ss
Twitter/X: @MoFA_SouthSudan / @mofaicss
Facebook: Link hier klicken 
Formulaire de contact sur site web: https://mofaic.gov.ss/contact-us/ 

→ Il n'existe actuellement aucun service postal au Soudan du Sud.

Copies à 

Head of the National Security Service
Jahpal Obyec Nyawella
(Directorate of Legal Affairs
Internal Security Bureau
National Security Service
NSS Headquarters
Office of the President of the Republic of South Sudan
Juba, Republic of South
Sudan)
E-mail: jalonkir63@yahoo.com

Botschaft der Republik Südsudan
S.E. Herr Gum Dominic Matiok
Leipziger Platz 8
D-10117 Berlin
E-Mail: dominic.gum7@gmail.com

Agir sur les réseaux sociaux

Targets:
Ministry of Foreign Affairs
X/Twitter: @MoFA_SouthSudan / @mofaicss 

South Sudan Presidential Press Unit
X/Twitter: @southsudanfp

South Sudan government
X/Twitter: @SouthSudanGov 

Suggested Tweet: 
Arbitrary detention is a well-documented tactic used by the state in #SouthSudan.The MoFA must protect human rights of all detainees, including detained deportees such as Nyo Myint and Enrique Arias Hierro. [Link to UA]

Hashtags:
#SSOT (= South Sudan on Twitter)
#SouthSudan 

Plus d'info

En 2025, le président des États-Unis, Donald Trump, a lancé une campagne d’expulsions massives visant des millions de migrant·e·s et de personnes en quête de sécurité. C’est dans ce contexte que huit hommes – dont un seul était sud-soudanais – ont été expulsés vers le Soudan du Sud après une bataille juridique qui a duré plusieurs semaines. Deux de ces huit hommes ont depuis lors été libérés, tandis que Jesús Muñoz Gutiérrez a été renvoyé au Mexique. Le gouvernement américain est tenu, en vertu du droit international, de veiller à ce que ses politiques migratoires n’occasionnent pas de violations des droits humains et n’augmentent pas le risque que des personnes en subissent. Les États-Unis ont le droit de réguler l’immigration, mais doivent le faire dans le respect de leurs obligations internationales en matière de droits humains.

Dans une note diplomatique entre les États-Unis et le Soudan du Sud, signée le 10 mai 2025, les autorités sud-soudanaises se sont engagées à «traiter les personnes dans le respect des obligations internationales du pays en matière de droits humains». Dans une note verbale datée du 12 mai 2025, le gouvernement sud-soudanais a demandé aux États-Unis de lever les sanctions imposées notamment au premier vice-président de l’époque, Benjamin Bol Mel, de supprimer les restrictions de visa concernant les ressortissant·e·s du Soudan du Sud, de réactiver un compte bancaire à la Réserve fédérale de New York et de soutenir les poursuites engagées par l’État contre le premier vice-président et chef de l’opposition, Riek Machar, qui est toujours assigné à résidence. En septembre 2025, un média a affirmé que les autorités sud-soudanaises niaient l’existence du moindre accord avec les États-Unis concernant l’accueil de ressortissant·e·s de pays tiers.

Au Soudan du Sud, l’espace civique permettant la participation à la vie publique continue d’être menacé et la participation à des activités citoyennes légitimes a donné lieu à des arrestations arbitraires, des détentions prolongées, des actes de torture et d’autres mauvais traitements, et des exécutions extrajudiciaires. Les acteurs de la sécurité et les autorités, en particulier le Service national de la sûreté (NSS), harcèlent et ciblent systématiquement les membres de la société civile et les personnes qui critiquent le gouvernement. Alors même que le NSS continue de commettre des violations des droits humains, en août 2024, le président Salva Kiir a promulgué une loi maintenant les pouvoirs excessifs et contraires à la Constitution de cet organe en matière d’arrestations et de détentions. L’article 159 de la Constitution de transition du Soudan du Sud, adoptée en 2011, confie au NSS des missions classiques de renseignement, notamment «collecter des informations, les analyser et conseiller les autorités compétentes».

Tout au long du conflit ayant éclaté au Soudan du Sud le 15 décembre 2013, le NSS est devenu de plus en plus puissant, agissant comme une force de police de facto au service des élites au pouvoir. Des centaines de personnes, pour la plupart des hommes, sont détenues sous son autorité et celle de la Direction du renseignement militaire dans divers centres de détention à travers le pays. Amnesty International a recensé des cas de torture et d’autres mauvais traitements dans au moins trois des principaux centres de détention de la capitale, Djouba. L’organisation a également recueilli des informations concernant des personnes détenues et menacées par le NSS pour avoir exprimé librement leur opinion critique à l’égard du gouvernement ou parce qu’elles étaient considérées comme agissant contre les intérêts des élites. Les proches de personnes détenues peuvent devenir des cibles et risquer d’être surveillées, voire placées en détention, si le NSS désapprouve leurs propos ou leur comportement.

En détail

Numéro UA:
Date de parution:
Index:
UA 082/25-1
11.05.2026
AFR 65/0989/2026
Participation prévue jusqu'au: 11 September 2026
Action urgente complète (Word): français
english
Modèle de lettre uniquement (Word): français
english

Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.

English version

End four deportees’ arbitrary detention

José Manuel Rodríguez-Quiñones, Thongxay Nilakout, Kyaw Mya and Tuan Thanh Phan were deported from the US as part of the United States government’s mass deportation campaign in May 2025. They were initially held in a US military base in Djibouti before arriving in Juba, South Sudan’s capital, on 4 July 2025. For ten months they have been arbitrarily detained in an undisclosed location. Amnesty International calls on the South Sudanese authorities to immediately disclose the whereabouts of the four men, grant them unmonitored and unfettered access to their legal representatives, including local counsel, and immediately clarify the legal grounds of their detention. The South Sudanese authorities must also ensure that individuals' wishes for a durable solution are facilitated including through access to UNHCR, IOM and the national human rights commission and other relevant bodies. If a fair and efficient assessment of protection needs has taken place and the principle of non-refoulement is not breached, the states of the men’s countries of origin must expedite their repatriation.

In 2025, U.S. President Donald Trump advanced a mass deportation campaign targeting millions of immigrants and people seeking safety. As part of this, eight men – only one of whom was South Sudanese – were deported to South Sudan after a weeks-long legal battle. Two of the eight men have since been released from detention, with Jesús Muñoz Gutiérrez repatriated to Mexico. The U.S. government is obligated under international law to ensure that its immigration policies do not commit or increase the risk of human rights violations. While the U.S. has the authority to regulate immigration, it must do so within the framework of its international human rights obligations.

In a diplomatic note between the USA and South Sudan signed on 10 May 2025, South Sudan agreed that it would «treat the individuals in a manner that is consistent with its international legal obligations regarding human rights». In a note verbale dated 12 May 2025, the South Sudanese government requested the United States to, amongst others, lift sanctions imposed on then First Vice President, Benjamin Bol Mel, to revoke visa restrictions on South Sudanese nationals, to reactivate a bank account at the New York Federal Reserve, and to support the state’s prosecution of First Vice President and opposition leader, Riek Machar who remains under house arrest. In September 2025, a news outlet reported that South Sudanese authorities denied the existence of any agreement with the U.S. to receive third-country nationals.

In South Sudan, civic space for engagement in public life continues to be under attack and engaging in legitimate civic activities has resulted in arbitrary arrests, prolonged detention, torture and other ill treatment, and extra-judicial killings. South Sudan’s security actors and authorities, especially the National Security Service (NSS), systematically harass and target civil society members and individuals critical of the government. Even though the NSS continues to be implicated in human rights violations, in August 2024, President Kiir allowed a bill maintaining the National Security Service’s abusive and unconstitutional powers of arrest and detention to become law. Article 159 of South Sudan’s 2011 Transitional Constitution, however, mandates the NSS to conduct classic intelligence activities and «focus on information gathering, analysis and advice to the relevant authorities».

Throughout the course of the conflict that broke out in South Sudan on 15 December 2013, the NSS has become increasingly powerful, acting as a de facto police force to powerful elites. The NSS and Military Intelligence Directorate (MID) have detained hundreds of people, mostly men, in various detention facilities across the country. Amnesty International has documented cases of torture and other forms of ill-treatment in at least three of the main detention centers in the capital, Juba. Amnesty International has also documented cases of individuals being detained and threatened by the NSS for freely expressing their opinion that is critical of the government, or who have otherwise been perceived to act against the interests of powerful elites. Relatives of detainees can become persons of interests, increasing their risk of being surveilled and possibly detained if the NSS disapproves of their speech or behaviour.

Please take action before 11 September 2026.

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