Emirlendris Benítez © Droits réservés
Emirlendris Benítez © Droits réservés

URGENT ACTION Action lettre: Venezuela Les autorités doivent cesser de priver des détenu·e·s de soins médicaux

UA 096/23-2 I Agir jusqu'au 24 avril 2024 I (Mise à jour du 28.02.2024) I AI-Index: AMR 53/7761/2024
Le 19 février 2024, Juan Carlos Marrufo a fait l’objet d’un transfert imprévu à la prison de Rodeo I, presque cinq ans après son placement en détention arbitraire pour des motifs politiques. Bien que sa santé se détériore, les autorités refusent de le faire bénéficier d’examens médicaux et de soins. María Auxiliadora Delgado, son épouse également détenue arbitrairement depuis le 19 mars 2019, a immédiatement besoin d’examens médicaux. Emirlendris Benitez, arrêtée arbitrairement en août 2018, souffre de pathologies liés aux actes de torture qu’elle a subis. Elle a besoin d’urgence d’une intervention chirurgicale pour traiter ses problèmes de santé. Nous demandons au président Nicolás Maduro de garantir la libération de ces trois personnes et, pendant leur détention, de veiller à ce qu’elles reçoivent des soins médicaux adaptés sans plus attendre.

 

Emirlendris Benítez est une mère, une sœur et une commerçante vénézuélienne. Le 5 août 2018, elle a été arrêtée de manière arbitraire pour des motifs forgés de toutes pièces. Les autorités l’ont associée à tort à des actes de violence commis contre de hauts responsables politiques au Venezuela. Cette accusation ne repose sur aucune preuve, et elle affirme catégoriquement qu’elle n’a rien à voir avec ces événements. En détention, elle a été soumise à des actes de torture alors qu’elle était enceinte. Quelques semaines après son arrestation, elle a été transférée de force dans un établissement médical et sa grossesse a été interrompue à son insu et sans son consentement. Du fait des actes de torture auxquels elle a été soumise, elle aura longtemps besoin d’un fauteuil roulant pour se déplacer. En 2022, elle a été condamnée à 30 ans de prison par un tribunal dont les décisions sont partiales et motivées par des considérations politiques. Emirlendris Benítez n’aurait jamais dû être placée en détention, car tout indique que les charges retenues à son encontre sont à caractère politique. La peine très lourde prononcée contre elle doit par ailleurs être annulée et elle doit être immédiatement libérée.

Juan Carlos Marrufo et María Auxiliadora Delgado ont été arrêtés le 19 mars 2019 par la Direction générale du contre-renseignement militaire (DGCIM). C’est un couple marié et binational: il a la nationalité espagnole, et elle, italienne. Avant leur arrestation, ils avaient décidé de recourir à un traitement de fécondation in vitro (FIV). Leur seul lien avec des infractions pénales semble se résumer au fait que María Auxiliadora est la sœur d’un militaire à la retraite, qui serait lié à une attaque contre Nicolás Maduro. Ils sont non seulement victimes de détention arbitraire, mais sont également privés de leur projet de fonder une famille. Tandis que María Auxiliadora est toujours incarcérée au centre de détention de la DGCIM dans le quartier de Boleíta, à Caracas, Juan Carlos a été transféré de façon inopinée dans une prison appelée Rodeo I. Tous deux ont besoin immédiatement d’examens de dépistage et d’un diagnostic.

Leur détention n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans un contexte de recours généralisé et systématique aux détentions arbitraires – entre autres crimes de droit international et violations des droits humains – contre les personnes considérées comme critiques à l’égard du gouvernement de Nicolas Maduro, qui pourrait constituer un crime contre l’humanité. Parmi les autres victimes de détention arbitraire figurent notamment le défenseur des droits humains et prisonnier d’opinion Javier Tarazona, détenu depuis juillet 2021, et le défenseur des droits humains Rocío San Miguel, qui a été soumis à une disparition forcée pendant cinq jours et continue d’être détenu depuis le 9 février 2024.

Les organisations de la société civile subissent des menaces systémiques de la part des autorités au Venezuela. Le gouvernement de Nicolás Maduro ne cesse de harceler, de poursuivre et de censurer les militant·e·s et les organisations de la société civile œuvrant pour protéger les droits des Vénézuélien·ne·s face à une crise humanitaire complexe et une profonde crise des droits humains qui pousse un nombre record d’entre eux à fuir le pays en quête de sécurité et de protection. En novembre 2023, plus de 7,72 millions de personnes avaient fui le pays, soit 25% de la population totale du Venezuela.

Depuis 2020, quatre rapports de la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur la République bolivarienne du Venezuela ont fourni des informations détaillées sur des centaines de cas d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, de détentions arbitraires, d’actes de torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants commis dans le pays depuis 2014, ainsi que d’exemples d’instrumentalisation de la justice par le gouvernement dans le cadre de sa politique répressive, en concluant que ces graves violations des droits humains pourraient constituer des crimes contre l’humanité.

Passez à l'action !

Envoyez un appel en utilisant vos propres mots ou en vous inspirant du modèle de lettre à disposition ci-bas. Sous DOCUMENTS vous trouverez aussi des modèles de lettre déjà prêts pour imprimer.

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Merci d'agir dans les plus brefs délais, avant le 24 avril 2024.
Veuillez écrire de préférence en espagnol ou dans votre propre langue.
 

Monsieur le Président,

Les autorités responsables de la vie et de la sécurité de toutes les personnes détenues au Venezuela doivent cesser immédiatement de leur refuser des soins médicaux. La négligence vis-à-vis de la santé d’Emirlendris Benítez, de Juan Carlos Marrufo et de María Auxiliadora Delgado est inacceptable et bafoue leurs droits fondamentaux. Tous trois ont besoin de soins médicaux urgents, que les autorités sous votre commandement doivent leur fournir immédiatement.

Emirlendris Benítez est une mère, une sœur et une commerçante qui n’aurait jamais dû être placée en détention, et encore moins être condamnée injustement à 30 ans d’emprisonnement. Elle a été victime de détention arbitraire, d’actes de torture, de violences liées au genre, de discrimination, d’un procès inique et de conditions de détention inhumaines. À la suite de toutes ces injustices, elle a besoin d’urgence d'une intervention chirurgicale pour traiter des problèmes de santé mettant sa vie en danger. Vous avez le pouvoir de mettre un terme aux souffrances qu’elle endure et d’éviter des dommages irréversibles pour sa santé.

María Auxiliadora Delgado et Juan Carlos Delgado sont détenus injustement depuis bientôt cinq ans. L’un comme l’autre doivent passer sans délai des examens médicaux afin d’évaluer et de traiter les problèmes de santé qui mettent leur sécurité, voire leur vie, en péril. Ils ont été arrêtés le 19 mars 2019 par la Direction générale du contre-renseignement militaire (DGCIM). Ils sont non seulement victimes de détention arbitraire et de conditions de détention inhumaines, mais sont également privés de leur projet de fonder une famille.

Emirlendris Benítez, Juan Carlos Marrufo et María Auxiliadora Delgado doivent être libérés immédiatement et sans condition. Si l’État les maintient en détention, vous devez garantir leur vie et leur sécurité. Je vous prie instamment de leur donner accès de toute urgence à des soins médicaux appropriés et de confiance, notamment à des examens de dépistage et un traitement.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Dear Mr. Nicolas Maduro,

The authorities responsible for the life and safety of all detainees in Venezuela must immediate stop withholding medical care. The neglect of the health of Emirlendris Benítez, Juan Carlos Marrufo and María Auxiliadora Delgado is unacceptable and violates their human rights. All three need urgent medical attention, which authorities under your command must provide immediately.

Emirlendris Benítez’s is a mother, sister and businessowner who should have never been detained, let alone endure an unfair 30-year prison sentence. She is victim of arbitrary detention, torture, gender-based violence, discrimination, unfair trial, and inhumane prison conditions. As a result of all these injustices, she requires urgent surgery to treat potentially life-threatening health conditions. It is within your power to put a stop to her suffering and avoid irreversible damage.

María Auxiliadora Delgado and Juan Carlos Delgado have been unfairly detained for approximately three years. Both require urgent medical tests to diagnose and treat health conditions that put their safety, and potentially their lives, at risk. They were first arrested on 19 March 2019 by the General Directorate of Military Counterintelligence (DGCIM). They are victims of arbitrary detentions, inhumane detention conditions, and have been deprived of their plans of growing their family.

Emirlendris Benítez, Juan Carlos Marrufo and María Auxiliadora Delgado should be immediately and unconditionally released. While they remain in custody of the state, you must guarantee their life and safety. We urge you to urgently grant them access to trusted and adequate medical care, including urgent testing and treatment.

Yours sincerely,

Estimado Sr. Nicolás Maduro:

Las autoridades responsables de la vida y la seguridad de todas las personas detenidas en Venezuela deben dejar inmediatamente de negarles la atención médica. La desatención de la salud de Emirlendris Benítez, Juan Carlos Marrufo y María Auxiliadora Delgado es inaceptable y viola sus derechos humanos. Los tres necesitan atención médica urgente, algo que las autoridades que dependen de usted deben proporcionarles de inmediato.

Emirlendris Benítez es una madre, hermana y empresaria que no debería haber sido detenida, no digamos ya soportar una condena injusta a 30 años de prisión. Es víctima de detención arbitraria, tortura, violencia de género, discriminación, juicio injusto y condiciones de reclusión inhumanas. A consecuencia de todas estas injusticias, necesita cirugía urgente para tratar problemas de salud que podrían poner en peligro su vida. Usted tiene el poder de poner fin a su sufrimiento y evitar un daño irreversible.

María Auxiliadora Delgado y Juan Carlos Marrufo llevan detenidos injustamente unos tres años. Los dos precisan exámenes médicos con urgencia para diagnosticar y tratar los problemas de salud que ponen en peligro su seguridad y, posiblemente, su vida. Fueron detenidos inicialmente el 19 de marzo de 2019 por la Dirección General de Contrainteligencia Militar (DGCIM). Son víctimas de detención arbitraria y condiciones inhumanas de reclusión, y se han visto privados de sus planes de aumentar su familia.

Emirlendris Benítez, Juan Carlos Marrufo y María Auxiliadora Delgado deben quedar en libertad de inmediato y sin condiciones. Mientras sigan bajo custodia del Estado, usted debe garantizar sus vidas y su seguridad. Le instamos a que les permita acceder con urgencia a atención médica adecuada y de confianza, incluidas pruebas diagnósticas y tratamiento urgentes.

Atentamente,

Always include #Venezuela and #NoMásVidasDetenidas

Tag: @NicolasMaduro

ENGLISH:
#Venezuela: @NicolasMaduro, @CelsaBautistaO, the life of Emirlendris Benítez is at risk - you must ensure she receives immediate surgery. Maria Auxiliadora Delgado and Juan Carlos Marrufo also need urgent medical care. It’s your duty to ensure their health, safety and release. 

ESPAÑOL:
#Venezuela: @NicolasMaduro, @CelsaBautistaO, la vida de Emirlendris Benítez está en riesgo – aseguren que recibe la cirugía que necesita. María Auxiliadora Delgado y Juan Carlos Marrufo también necesitan atención médica urgente. Deben garantizar su salud, integridad y libertad. 

 

APPELS À

Le service postal est actuellement inopérant au Venezuela. Nous vous demandons d'utiliser les réseaux sociaux.

Nicolás Maduro
Presidente de la República Bolivariana de Venezuela,
Edificio Palacio de Miraflores
Avenida Urdaneta
Caracas
Venezuela

Meilleur moyen pour atteindre la cible:
X/Twitter: @NicolasMaduro

 

COPIES À

Ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela
Waldeggstrasse 47, Case Postale 237
3097 Liebefeld

Fax: 031 371 64 69
E-mail: [email protected]



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MODÈLE DE LETTRE FRANÇAIS 096/23-2 (Word)
• MODELO DE CARTA ESPAÑOL 096/23-2 (Word)


CETTE ACTION URGENTE COMPLÈTE (DOCUMENT WORD)
Page 1 informations, page 2 modèle de lettre
UA 096/23-2 – FRANÇAIS
UA 096/23-2 - ESPAÑOL
 


English version (click on title to open):

On 19 February 2024, Juan Carlos Marrufo was unexpectedly transferred to Venezuelan prison Rodeo I, almost three years into his politically motivated arbitrary detention. While his health deteriorates, the authorities deny him testing and treatment. María Auxiliadora Delgado, married to Juan Carlos and also arbitrarily detained since 19 March 2019, requires immediate medical tests. Emirlendris Benitez, arbitrarily arrested in August 2018, suffers ailments resulting from the torture she was subjected to. She requires immediate surgery to treat her conditions. We call on president Nicolás Maduro to ensure their release and, while in custody, ensure they receive medical attention immediately.

Emirlendris Benitez is a Venezuelan mother, sister, and tradeswomen. On 5 August 2018, Emirlendris was arbitrarily detained on fabricated grounds. Authorities falsely linked her to acts of violence committed against high-profile political leaders in Venezuela; an accusation for which there is no evidence and which she has consistently stated that she had no part in. In custody, she was subjected to torture while pregnant. A few weeks after her arrest, she was forcibly transferred to a medical facility and her pregnancy was terminated without her knowledge or consent. The torture she was subjected to left her needing the long-term use of a wheelchair for mobility. In 2022, she was sentenced to a 30-year prison sentence by a partial and politically motivated court. Emirlendris should have never been detained, as it is believed the charges are politically motivated. Furthermore, the draconian sentence against her should be revoked and she must be immediately released.

Juan Carlos Marrufo and María Auxiliadora Delgado were first arrested on 19 March 2019 by the General Directorate of Military Counterintelligence (DGCIM). They are a married couple, holding dual Spanish and Italian nationalities, respectively. They had decided to undergo an in vitro fertilization treatment when they were arrested. Their only connection to criminal offenses seems to be limited to María Auxiliadora being the sister of a retired military officer with alleged ties to an attack on Nicolás Maduro. Not only are they victims of arbitrary detentions, but they have also been deprived of their plans of growing their family. While María Auxiliadora remains in custody of the DGCIM at their detention center in Boleíta, Caracas, Juan Carlos was unexpectedly transferred to the prison referred to as Rodeo I. They require immediate medical tests and diagnosis.

Their detentions are not an isolated issue. They fall within a widespread and systematic use of arbitrary detentions -amongst other international crimes and human rights violations- used to target those considered critical of Nicolas Maduro’s government and could therefore constitute crimes against humanity. Other victims of arbitrary detention include human rights defender and prisoner of conscience Javier Tarazona, detained since July 2021, and human rights defender Rocío San Miguel, who was forcibly disappeared for five days and continues to be detained since 9 February 2024.

Civil society organisations face systemic threats from the government in Venezuela. Nicolás Maduro’s government has continually harassed, prosecuted, and censored activists and civil society organizations working to protect the rights of Venezuelans amidst a complex humanitarian emergency and a deep human rights crisis that is making Venezuelans flee in unprecedented numbers in search of safety and protection. By November 2023, over 7.72 million had fled the country, representing over 25% of the country’s total population.

Since 2020, four reports from the independent international fact-finding mission on the Bolivarian Republic of Venezuela have thoroughly documented hundreds of cases of extrajudicial executions; enforced disappearances; arbitrary detentions; and torture and other cruel, inhuman or degrading treatment committed in the country since 2014; as well as the ways in which the justice system serves as a tool for the government’s policy of repression, and concluded that these grave human rights violations may amount to crimes against humanity.


Take action

 

Please take action before 24 April 2024.
Preferred language: Spanish. You can also write in your own language.