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Urgent Action − Iran
Des manifestant·e·s et des dissident·e·s risquent d’être exécutés
Depuis que les attaques illégales menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran ont débuté le 28 février 2026, les autorités iraniennes ont exécuté arbitrairement au moins 36 personnes condamnées à mort après avoir été reconnues coupables d’accusations à caractère politique à l’issue de procès iniques. Au moins 78 manifestant·e·s, dissident·e·s et d’autres personnes ayant des liens réels ou présumés avec des groupes d’opposition interdits sont sous le coup d’une condamnation à mort et risquent d’être exécutées. Parmi elles, 41 ont été arrêtées en lien avec les manifestations de janvier 2026. Au moins cinq étaient mineures au moment de l’infraction présumée. Les craintes de nouvelles exécutions sont avivées par le fait que les autorités iraniennes instrumentalisent la peine capitale pour réprimer la dissidence et que de hauts responsables réclament des procédures accélérées et des peines «sévères» contre les personnes interpellées depuis que la guerre a commencé.