«I'M HERE» «I'M HERE»

I'M HERE Action photo pour soutenir des défenseurs des droits humains

Communiqué de presse publié le 28 novembre 2017, Berne/Genève. Contact du service de presse
Cette année, le traditionnel Marathon des lettres d’Amnesty International se double d’une campagne en ligne pour dire aux militants des droits humains emprisonnés et à leur gouvernement: «Je suis là».

Le Marathon des lettres d’Amnesty International est la plus grande action mondiale de lettres pour les droits humains. Chaque année, des millions de personnes du monde entier demandent aux gouvernements de libérer des prisonniers d’opinion dans les jours précédant et suivant le 10 décembre, Journée internationale des droits humains.

Toutes les informations sur le Marathon des lettres 2017

La Section suisse d’Amnesty International a mis sur pied un nouvel outil qui permet désormais d’exprimer sa solidarité en ligne. Il s’agit de la plateforme «I’m here». Toute personne désireuse d’y participer est invitée à envoyer sa photo. Rassemblés et rendus anonymes, ces portraits formeront une immense mosaïque envoyée à la personne soutenue et à son gouvernement. «Pris de manière isolée, un clic ou un selfie n’a certes que peu de pouvoir. Mais démultipliés par millions, nos messages forment une avalanche que les États ne peuvent plus ignorer», explique David Cornut, qui a mis sur pied la campagne à la Section suisse d’Amnesty International.

Participez à l'action en ligne sur la plateforme «I’m here»

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Vidéo et action interactive destinées aux digital natives

Le lancement de la campagne s’accompagne d’un film spécialement destiné aux digital natives (18 à 35 ans). «La Section suisse a souhaité sensibiliser aux droits humains la génération qui a grandi avec Youtube, Snapchat, Facebook et Instagram», poursuit David Cornut. Amnesty organise aussi une action à la gare de Berne le 2 décembre 2017 dès 11h, lors de laquelle des militants verront leurs photos projetées sur un écran interactif.

Mahadine, Tchad

Le journaliste Tadjadine Mahamat Babouri, communément appelé Mahadine, du Tchad, est au centre de la campagne en ligne. Il a posté en septembre 2016 une vidéo sur Facebook critiquant la corruption du gouvernement. Peu de temps après, il a été enlevé en pleine rue par les services de sécurité. Battu, électrocuté et enchaîné pendant des semaines, il a été déplacé d’une prison à l’autre. Mahadine risque aujourd’hui la prison à vie.

Trois autres cas soutenus par des actions lettres

Amnesty Suisse met en évidence trois autres cas où les droits élémentaires ont été bafoués:

Hanan Badr el-Din risque cinq ans de prison en Égypte. Depuis que son mari a disparu en 2013, elle milite pour connaître la vérité liée à sa disparition et à celles d’autres personnes. Chaque jour, trois à quatre personnes sont victimes de disparitions forcées dans le pays.

En Chine, Ni Yulan et sa famille subissent un harcèlement constant de la police depuis vingt ans. Arrêtée à plusieurs reprises, cette ancienne avocate s’élève contre des expulsions forcées à Beijing. Elle se déplace aujourd’hui en chaise roulante suite aux tortures subies en détention.

Huit défenseurs des droits humains qui étaient détenus en Turquie depuis début juillet, dont la directrice d’Amnesty Turquie, ont obtenu leur mise en liberté conditionnelle. Les procédures arbitraires contre ces militants ne sont cependant pas terminées, et un jugement peut encore les ramener en prison. Par ailleurs, Taner Kiliç, président de la Section turque, est lui toujours détenu.