Nassima al Sada a été placée en isolement début février 2019 dans la prison d'al-Mabahith à Dammam, où elle est toujours détenue. © Private
Nassima al Sada a été placée en isolement début février 2019 dans la prison d'al-Mabahith à Dammam, où elle est toujours détenue. © Private

Nassima al Sada, Arabie Saoudite Emprisonnée car elle défend les droits des femmes

26.10.2020
Nassima al Sada a passé une grande partie de sa vie à faire campagne pour la liberté des femmes en Arabie saoudite. Aujourd’hui, elle a perdu la sienne. Aux côtés de 13 autres militantes de premier plan, elle est poursuivie pour avoir revendiqué le droit des femmes à conduire et à exercer leurs activités quotidiennes sans l’autorisation d’un « tuteur » masculin.

Demandez à l’Arabie saoudite de libérer immédiatement Nassima

Nassima al Sada adore les animaux et prendre soin de son jardin. Même dans sa cellule de prison, elle a une plante qu’elle entretient soigneusement. C’est son seul lien avec le monde extérieur, qui lui manque cruellement.

Nassima a passé une grande partie de sa vie à faire campagne pour la liberté des femmes en Arabie saoudite. Ce travail lui a valu de perdre la sienne. Aux côtés d’autres militant·e·s de premier plan, elle revendiquait le droit des femmes à conduire et à exercer leurs activités quotidiennes sans l’autorisation d’un « tuteur » masculin.

En Arabie saoudite, les lois relatives à la tutelle obligent les femmes à demander l’autorisation d’un homme pour sortir et pour d’autres besoins essentiels. Malgré un assouplissement de ces lois ces derniers mois, les femmes qui ont fait campagne pour mettre fin au système de tutelle sont toujours derrière les barreaux. « Pourquoi un garçon mineur devrait-il être le tuteur d’une femme adulte ? a écrit Nassima en 2016. Pourquoi n’y a-t-il pas un âge auquel une femme devient adulte, responsable de ses décisions et de sa vie ? Pourquoi un homme devrait-il être responsable de sa vie ? »

Nassima a été arrêtée à cause de son travail pacifique en faveur des droits humains en juillet 2018. Elle a subi de la maltraitance en prison. Elle a été placée dans une cellule seule, complètement isolée des autres détenues, de février 2019 à février 2020. Elle est autorisée à appeler sa famille une fois par semaine, mais pas à recevoir de visites, même de son avocat.

Mais Nassima et sa famille n’abandonnent pas. Nous devons suivre leur exemple.

Demandez à l’Arabie saoudite de libérer immédiatement Nassima

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