Melike Balkan et Özgür Gür ©akin-celiktas
Melike Balkan et Özgür Gür ©akin-celiktas

Melike Balkan et Özgür Gür, TURQUIE Poursuivis pour avoir célébré les droits des LGBTI*

26.10.2020
Militants d’une marche des fiertés universitaire, Melike Balkan et Özgür Gür sont aujourd'hui poursuivis par les autorités turques. Ces deux personnes n'ont fait qu'exercer leur droit de manifester pacifiquement et risquent pourtant jusqu'à 3 ans de prison.

Demandez à la Turquie que toutes les charges retenues contre Melike et Özgür soient abandonnées

Depuis le début de leurs études, Melike Balkan et Özgür Gür se sont consacré·e·s à la défense des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI*) au sein de leur université, où ils/elles étudient la biologie.

En tant que chef·fe·s de file du groupe de solidarité LGBTI* de l’Université technique du Moyen-Orient d’Ankara, ces deux personnes ont organisé de multiples manifestations, réunions et autres. Elles ont mobilisé des étudiant·e·s toujours plus nombreux·ses, dans un contexte de montée de l’homophobie et de restrictions de la liberté d’expression en Turquie.

Fondé en 1996, le groupe de solidarité LGBTI* de cette université organise chaque année une marche des fiertés sur le campus depuis 2011. Au fil des ans, elle a gagné en ampleur et en visibilité. Cependant, en 2019, la direction de l’université a annoncé aux étudiant·e·s que la marche des fiertés prévue pour le 10 mai ne pourrait pas se tenir sur le campus.

Loin de se laisser décourager, le groupe de solidarité a organisé un sit-in des fiertés à la place. Pour toute réponse, l’université a appelé la police, qui a fait usage d’une force excessive, en employant notamment du gaz lacrymogène contre les manifestant·e·s pacifiques. Au moins 23 étudiant·e·s, dont Melike et Özgür, et un universitaire ont été arrêté·e·s par la police, dont certain·e·s qui n’avaient même pas participé à la manifestation. Alors qu’ils/elles ne faisaient qu’exercer leur droit de manifester pacifiquement, 18 étudiant·e·s et un universitaire font l’objet de poursuites.

Si ces personnes sont déclarées coupables, elles risquent jusqu’à trois ans de prison.

Demandez à la Turquie que toutes les charges retenues contre Melike et Özgür soient abandonnées