Marathon des lettres 2016, Amsterdam © Marieke Wijntjes / AI
Marathon des lettres 2016, Amsterdam © Marieke Wijntjes / AI

Marathon des lettres Vos mots ont changé des vies

Chaque année, des millions de lettres sont envoyées dans le monde entier. Et ces lettres changent des vies. En 2018, un nouveau record a été atteint : 5,9 millons de lettres ont été écrites. Voici quelques succès obtenus grâce au Marathon des lettres.
Agir pour les cas de 2019
Vitalina Koval, militante LGBTI* en Ukraine


Vitalina_web_portrait_bodytext.jpg © Private «Aujourd'hui, demain et durant de nombreux jours à venir, je vais passer mon temps à lire vos lettres, chacune d'entre elles. Elles me donneront de la force et me permettent de savoir pour quoi je vis, quel est mon but dans ce monde. Je ressens un amour total pour toutes les personnes qui m'ont soutenue » (publié avec cette photo sur facebook le 20 juillet 2019). Vitalina Koval est une militante LGBTI* en Ukraine. Elle a été agressée après avoir organisé une manifestation pacifique à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2018. Amnesty International l'a soutenue lors du Marathon des lettres 2019.

Mahmoud Abou Zeid, dit Shawkan, photojournaliste en Égypte


Shawkan_web_portrait_bodytext.jpg ©Private Le photojournaliste égyptien Shawkan a été libéré en mars 2019. Il avait été arrêté en 2013 lors d’une manifestation de partisant·e·s du président sortant Mohammed Mursi. Les forces de l'ordre étaient alors intervenues de manière extrêmement violente, tuant près de 700 personnes. Quand la police découvrît que Shawkan était journaliste, et qu’il avait pris des photos de la manifestation, il fut immédiatement arrêté et emprisonné pour des motifs purement arbitraires. Après 5 ans en prison, il a enfin été libéré. Amnesty international s'est engagée à plusieurs reprises pour lui, et notamment durant le Marathon des lettres 2016.

 Tadjadine Mahamat Babouri, dit Mahadine, blogueur au Tchad


Mahadine_web_portrait_bodytext.jpg © Rebecca Hendin Le blogueur et activiste en ligne Mahadine a été libéré en avril 2018. Il avait été arrêté en 2016  après avoir publié plusieurs vidéos sur Facebook critiquant la gestion des fonds publics par le gouvernement. Il fait partie des dizaines de personnes arrêtées injustement par les autorités tchadiennes pour avoir critiqué le gouvernement. Amnesty International s’est engagé pour lui lors du Marathon des lettres 2017 et près d'un demi-million de personnes lui ont écrit des lettres ou ont signé une pétition demandant sa libération.

Muhammed Bekzhanov, journaliste au Kirghizistan


Muhammed_Bekzhanovweb_portrait_bodytext.jpg ©Privat

Le 22 février 2017, le journaliste Muhammed Bekzhanov a été libéré après 17 ans passé en prison. En 1999, il avait été accusé d’être impliqué dans des attentats à Tashkent. Les réels motifs de son arrestation résident cependant dans son rôle d’éditeur pour le journal Erk et dans les activités de son frère, Muhammad Salih, leader de l’opposition. Muhammed Bekzhanov a été torturé et maltraité durant ses années passées en prison. Amnesty International s’est engagée pour lui lors du marathon des lettres 2015.

Fred Bauma et Yves Makwambala, activistes au Congo


Fred_Bauma_Yves_Makwambala.jpg ©AI En République démocratique du Congo, quatre militant·e·s ont été libéré·e·s fin août 2016, dont Fred Bauma et Yves Makwambala. Ils avaient été arrêtés en 2015, après avoir organisé un événement à Kinshasa encourageant les jeunes à s’intéresser à la politique et à aller voter. Amnesty International s'était entre autres engagée pour la libération de ces deux hommes dans le cadre du Marathon des lettres 2015 et avait rassemblé plus de 170'000 appels dans le monde entier.

 Alfred Woodfox, membre des «Trois d'Angola» aux États-Unis


Alfred_Woodfox.jpg © Pierre-Yves Brunaud / Picturetank  Le 23 février 2016, après près de 44 ans d'isolement, Alfred Woodfox a enfin été libéré. Amnesty s'était également engagée pour lui dans le cadre du marathon des lettres. En savoir plus: article dans le magazine AMNESTY n° 91, Décembre 2017



Burkina Faso, mariage forcé


web_portrait_bodytext.jpg ©AI Fin février 2016, le ministre de la Justice du Burkina Faso a exprimé son souhait de faire du combat contre le mariage forcé une priorité nationale et a annoncé des mesures concrètes. L'âge minimum du mariage doit à présent être fixé à 18 ans et le mariage forcé doit être inscrit en tant que délit dans la juridiction pénale. Lors du Marathon des lettres 2015, Amnesty International s'était engagée contre le mariage forcé au Burkina Faso. Plus d'informations à ce sujet ici.