Des lois entravent les actions du Conseil éthiopien des droits humains (EHRCO) depuis 2009. © DR
Des lois entravent les actions du Conseil éthiopien des droits humains (EHRCO) depuis 2009. © DR

Éthiopie: action lettre pour le Conseil éthiopien des droits humains Entraves à la défense des Droits humains

Doyen des ONG de défense des droits humains en Éthiopie, le Conseil éthiopien des droits humains (EHRCO) voit son action fortement entravée par des dispositions législatives répressives depuis 2009. ...

Doyen des ONG de défense des droits humains en Éthiopie, le Conseil éthiopien des droits humains (EHRCO) voit son action fortement entravée par des dispositions législatives répressives depuis 2009.

Créé en 1991, l’EHRCO surveille les violations des droits humains, rassemble des informations et mène des actions de plaidoyer et d’éducation à ces droits.

En janvier 2009, le gouvernement a adopté la Loi sur les sociétés et associations caritatives (CSP). Cette loi, qui vise officiellement à réglementer les activités de la société civile, entrave gravement l’action, l’administration et le financement des organisations de défense des droits humains, notamment en interdisant que plus de 10% de leur financement provienne de l’étranger. Ces mesures ont eu de très graves conséquences sur ces organisations.

Du fait de cette loi, les comptes bancaires de l’EHRCO ont été gelés en décembre 2009. L’EHRCO a ainsi subi une perte de près de 566 000 dollars des États-Unis et été contraint de fermer neuf de ses 12 bureaux et de supprimer plus de 50 postes.

Cette loi interdit aussi aux ONG d’allouer plus de 30 % de leur budget aux «activités administratives», qui pourraient inclure la réunion d’informations sur les violations des droits humains, l’offre d’une assistance juridique gratuite, les actions de plaidoyer et d’autres activités essentielles.

Elle a également créé une Agence des sociétés et associations caritatives dotée de pouvoirs discrétionnaires étendus sur les ONG. L’Agence peut notamment obliger les ONG à divulguer des informations telles que des témoignages de victimes et de témoins de violations, qui se retrouvent ainsi en danger.

Depuis de nombreuses années, les autorités éthiopiennes se montrent hostiles aux activités de l’EHRCO. Des membres de son personnel ont été harcelés, menacés, agressés et arrêtés.


Cette action est terminée.

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