Eskinder Nega avec son épouse Serkalem Fasil et son fils © Droits réservés
Eskinder Nega avec son épouse Serkalem Fasil et son fils © Droits réservés

Éthiopie: Action lettre pour Eskinder Nega Journaliste toujours en prison

Lettres contre l'oubli d'octobre 2016
Le journaliste Eskinder Nega a été arrêté en septembre 2011 après avoir critiqué le régime éthiopien dans des articles et réclamé le respect de la liberté d'expression et d'association.Inculpé d'infractions à caractère terroriste, il a été reconnu coupable en juin 2012. Le mois suivant, Eskinder a été condamné à 18 ans de prison.

Eskinder indispose depuis longtemps les autorités éthiopiennes. C'est la huitième fois qu'il est arrêté et poursuivi pour ses activités de journaliste. Eskinder et son épouse Serkalem, également journaliste, ont été détenus de 2005 à 2007. C'est en prison que Serkalem a donné naissance à leur fils unique, Nafkot.

Parmi les faits récemment reprochés à Eskinder, figure notamment une allocution passionnée qu'il a prononcée lors d'une réunion publique peu avant son arrestation. Il y évoquait la nécessité de lutter pacifiquement en faveur des réformes et y exprimait son espoir que «ce pourrait être l'année où les Éthiopiens ne seront plus jetés en prison pour leurs convictions politiques.»

Amnesty International considère Eskinder comme un prisonnier d'opinion, détenu uniquement pour avoir exercé de manière pacifique et légitime ses activités de journaliste. Son procès était entaché de graves irrégularités. Il n'a pu notamment rencontrer ni son avocat ni ses proches au début de sa détention.

PROPOSITION DE LETTRE ET REVENDICATIONS

Monsieur le Premier ministre,

Je suis très préoccupé·e par le faite que le journaliste Eskinder Nega soit toujours emprisonné. Il a été arrêté en septembre 2011 pour ses activités de journaliste.
Inculpé d'infractions à caractère terroriste, il a été reconnu coupable en juin 2012. Le mois suivant Eskinder Nega a été condamné à 18 ans de prison.
C'est la huitième fois qu'Eskinder Nega est arrêté et poursuivi pour son travail de journaliste.

Je vous demande, Monsieur le Premier ministre, d'abandonner toutes les charges retenues contre Eskinder Nega et de le libérer immédiatement et sans condition.

S’il vous plaît, veillez à ce que les autorités renoncent à utiliser des mesures pénales coercitives ou des menaces pour faire taire les critiques.

Assurez-vous également que les lois qui restreignent la liberté d’opinion et d’association soient révisées.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Premier ministre, à l’expression de ma haute considération.

Adresser la lettre à

Hailemariam Desalegn
Prime Minister
P.O. Box 1031
Addis Ababa
ÉTHIOPIE

Fax: 00 251 - 11 122 62 92

Formule d’appel: Dear Prime Minister / Monsieur le Premier ministre,

Copies à

Ambassade de la République Fédérale et Démocratique d'Ethiopie
Rue de Moillebeau 56
Case postale 338
1211 Genève 19

Fax: 022 919 70 29
E-Mail: mission.ethiopia@ties.itu.int

 

Vous trouverez un modèle de lettre en français à la page 4 du fichier Word ici.


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