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Action lettre: cinq prisonniers d'opinion Cinq prisonniers d'opinion d'anciens membres d'un parti politique

Cinq anciens membres du Parti du progrès de Guinée équatoriale (PPGE) sont toujours détenus au secret à Malabo, en Guinée équatoriale, dans des conditions qui pourraient constituer une forme de traitement cruel, inhumain ou dégradant.

Gerardo Angüe Mangue, Cruz Obiang Ebele, Juan Ecomo Ndong, Emiliano Esono Michá et Gumersindo Ramírez Faustino ont été arrêtés arbitrairement en mars et en avril 2008. Selon les informations recueillies, ils ont été torturés et ont signé des déclarations sous la contrainte. Ils ont ensuite été inculpés de détention illicite d’armes et de munitions ainsi que d’association et de réunion illicites, charge renvoyant à leur appartenance passée au PPGE. Ils n’ont pu consulter un avocat que quelques jours avant leur procès. Entre le 17 et le 19 juin 2008, ils ont été jugés et déclarés coupables de détention illicite d'armes et de munitions. Aucun élément de preuve n’a été produit pour étayer les accusations portées contre eux et aucune arme n’a été retrouvée, ni sur eux ni à leur domicile. Amnesty International pense qu’ils ont été arrêtés et condamnés uniquement pour des motifs politiques, en raison de leur appartenance passée à un parti politique, d’ailleurs non violent ; elle les considère donc comme des prisonniers d’opinion.

Ces hommes ont été maintenus en détention au secret jusqu’en novembre 2009. Depuis lors, leur famille est autorisée à les voir 15 minutes maximum chaque samedi. Cependant, l’administration pénitentiaire peut suspendre ces visites à tout moment, sans justification ni préavis. La nourriture dans la prison est insuffisante et les familles doivent apporter des vivres pour compléter les rations. De plus, ces hommes ne reçoivent pas de soins médicaux. Ceux qui souffrent de maladies chroniques dépendent de leurs proches, qui doivent leur fournir les médicaments nécessaires.


Revendications de l'action terminée

 

Monsieur le Président de la République,

Cinq anciens membres du Parti du progrès de Guinée équatoriale (PPGE) sont toujours détenus au secret à Malabo, en Guinée équatoriale, dans des conditions qui pourraient constituer une forme de traitement cruel, inhumain ou dégradant.

Gerardo Angüe Mangue, Cruz Obiang Ebele, Juan Ecomo Ndong, Emiliano Esono Michá et Gumersindo Ramírez Faustino ont été arrêtés arbitrairement en mars et en avril 2008. Selon les informations recueillies, ils ont été torturés et ont signé des déclarations sous la contrainte. Ils ont ensuite été inculpés de détention illicite d’armes et de munitions ainsi que d’association et de réunion illicites, charge renvoyant à leur appartenance passée au PPGE. Ils n’ont pu consulter un avocat que quelques jours avant leur procès. Entre le 17 et le 19 juin 2008, ils ont été jugés et déclarés coupables de détention illicite d'armes et de munitions. Aucun élément de preuve n’a été produit pour étayer les accusations portées contre eux et aucune arme n’a été retrouvée, ni sur eux ni à leur domicile. Amnesty International pense qu’ils ont été arrêtés et condamnés uniquement pour des motifs politiques, en raison de leur appartenance passée à un parti politique, d’ailleurs non violent ; elle les considère donc comme des prisonniers d’opinion.

Ces hommes ont été maintenus en détention au secret jusqu’en novembre 2009. Depuis lors, leur famille est autorisée à les voir 15 minutes maximum chaque samedi. Cependant, l’administration pénitentiaire peut suspendre ces visites à tout moment, sans justification ni préavis. La nourriture dans la prison est insuffisante et ces hommes ne reçoivent pas de soins médicaux.

Je suis très préoccupé·e par cette situation et vous demande, Monsieur le Président, de faire libérer ces cinq hommes immédiatement et sans condition. De plus, je vous exhorte d’ouvrir une enquête sur les allégations selon lesquelles ils ont été torturés. Je vous prie également de permettre à ces hommes de continuer à recevoir la visite de leurs proches et de leur fournir des soins médicaux adaptés jusqu’à leur libération.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de ma haute considération.

Cette lettre fait partie des Lettres contre l’oubli de décembre 2010.
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