Trois citoyens congolais ont témoigné contre Germain Katanga, ancien chef de milice congolais. © MICHAEL KOOREN/AFP/GettyImages
Trois citoyens congolais ont témoigné contre Germain Katanga, ancien chef de milice congolais. © MICHAEL KOOREN/AFP/GettyImages

RDC Protéger les témoins revenant de la CPI

5 juillet 2014
Les autorités congolaises et la Cour pénale internationale (CPI) doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir que trois hommes devant être renvoyés en République démocratique du Congo (RDC) dimanche 6 juillet 2014 ne risquent pas la peine de mort, la torture ou d'autres graves violations des droits humains, a déclaré Amnesty International.

Amnesty International estime que pour ces trois hommes ayant témoigné devant la CPI, le risque de persécution et de représailles en RDC est bien réel, compte tenu des propos qu'ils ont tenus devant la cour, accusant notamment le président Kabila d'être impliqué dans des faits graves.

«Amnesty International a protesté contre le renvoi de ces témoins, qui étaient incarcérés dans leur pays, et demande à la CPI et aux autorités de la République démocratique du Congo de veiller à ce que toutes les mesures de protection qui s'imposent soient en place lorsqu'ils arriveront à Kinshasa», a déclaré Evie Francq, spécialiste de la RDC à Amnesty International.

«La CPI a le devoir de se soucier du bien-être de ces hommes lorsqu'ils rentreront chez eux, et de faire en sorte que les autorités locales tiennent leur promesse de les protéger contre les atteintes aux droits humains. La justice congolaise doit coopérer», a déclaré Evie Francq.

Ces trois citoyens congolais - Floribert Ndjabu Ngabu, Sharif Manda Ndadza Dz'Na et Pierre-Célestin Mbodina Iribi - ont été convoqués à La Haye en 2011 en tant que témoins dans le cadre des poursuites ouvertes par la CPI contre Germain Katanga, ancien chef de milice congolais. Avant leur transfert à La Haye, ils étaient incarcérés en RDC en relation avec des crimes de droit international présumés, et devraient être reconduits derrière les barreaux dès leur arrivée à Kinshasa. Ils ont entretemps été maintenus en détention sous la responsabilité de la CPI et des Pays-Bas.