Dans l'est de la RDC, décembre 2018 © Lucha
Dans l'est de la RDC, décembre 2018 © Lucha

République démocratique du Congo Libération annoncée de 700 prisonniers d’opinion

18 mars 2019
Le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi a gracié plusieurs centaines de détenus politiques. Le président contesté tient ainsi – du moins partiellement – sa promesse de libérer tous les prisonniers politiques. Amnesty International l'avait récemment exhorté dans une lettre à une amélioration de la situation des droits humains dans le pays.

Le 13 mars, le Président de la RDC a gracié environ 700 personnes. Un nombre important d'entre elles avait été arrêté entre 2015 et 2018 pour avoir simplement exprimé publiquement leurs idées politiques ou pour avoir participé à des manifestations pacifiques.

«La décision du Président Tshisekedi de gracier toutes les personnes arrêtées pour des questions d’opinion ou pour d’autres motifs arbitraires est un pas décisif vers la restauration des droits humains en RDC» a déclaré Sarah Jackson, spécialiste de l’Afrique de l’Est chez Amnesty International. «Les personnes graciées doivent maintenant être libérées immédiatement et sans conditions.

«Par ces libérations, le président Tshisekedi tient ainsi sa promesse de libérer des militant·e·s politiques de l’opposition au cours de ses 100 premiers jours à la tête de l’État. Mais son gouvernement doit aller plus loin et garantir que personne ne sera plus arrêté, détenu ou poursuivi simplement pour avoir exprimé son opinion ou exercé ses droits humains de manière pacifique.»

A fin février, Kumi Naidoo, Secrétaire général d’Amnesty International avait écrit au président Tshisekedi en lui demandant d’agir rapidement pour mettre fin à la catastrophique situation qui prévaut en RDC en matière de droits humains. La lettre ouverte contient également une proposition de plan d’action en 10 points pour mettre fin à la crise des droits humains que traverse le pays.

«Il y a encore beaucoup à faire pour améliorer le terrible bilan du pays en matière de droits humains» a déclaré Sarah Jackson, «il est d’une extrême importance que les personnes responsables de graves violations des droits humains en RDC soient tenus de rendre des comptes et que les victimes perçoivent des indemnisations appropriées».

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