Des Soudanais montrent des douilles de munitions utilisées lors d'une manifestation à Karthoum le 14 mai 2019. © AFP/Getty Images
Des Soudanais montrent des douilles de munitions utilisées lors d'une manifestation à Karthoum le 14 mai 2019. © AFP/Getty Images

Soudan Le gouvernement doit stopper ses attaques contre les manifestants pacifiques

3 juillet 2019
Des unités paramilitaires connues sous le nom de "Rapid Support Forces" (RSF) mènent actuellement des attaques meurtrières contre des manifestations pacifiques au Soudan. Des rapports crédibles font état de nombreux morts et blessés. L’accès à Internet est restreint depuis début juin. Agissez avec nous contre la répression militaire.

Des femmes et des hommes risquent leur vie et leur sécurité pour obtenir une meilleure vie dans leur pays. Les manifestant·e·s sont courageusement descendu·e·s dans la rue et se battent pour la liberté, la paix et la justice. En réponse aux pressions toujours plus fortes de la rue, l’armée a décidé, en avril dernier, de destituer le président Omar al-Bachir

La population soudanaise n’a eu que peu de temps pour célébrer ce départ. Les même paramilitaires qui s’étaient signalés par les très graves violations des droits humains commises au Darfour, sont maintenant en première  ligne pour contrer les manifestations pacifiques de celles et ceux qui s’engagent en faveur d’un gouvernement civil.

Depuis début juin, divers rapports dénoncent l’utilisation par les RSF de munitions de guerre contre les manifestants. Des cadavres ont été jetés dans le Nil. Internet et les médias sociaux ont été bloqués.

L’Union africaine a suspendu le Soudan de sa qualité de membre et le premier ministre éthiopien a rencontré le conseil militaire de transition pour lui communiquer la décision. Il est donc maintenant plus que jamais nécessaire de maintenir une pression suffisamment forte pour donner encore plus de poids aux voix des Soudanaises et des Soudanais.

Engagez-vous avec nous!

Demandez au premier ministre éthiopien Abiy Ahmed d’intervenir auprès du Conseil de transition au Soudan pour qu’il stoppe les interventions des «Rapid Support Forces». Ces unités ne doivent pas pouvoir exercer de tâches réservées à la police, en particulier dans les villes comme Khartoum. Si l’on veut garantir la sécurité publique, il faut que les RSF réintègrent leurs casernes.

Envoyez un mail au premier ministre éthiopien Abiy Ahmed  (action en anglais).

Soyez solidaires avec les Soudanaises et les Soudanais #WeAreAllSudan #EncampRSF