Action lettre: Femmes du Zimbabwe, debout ! (WOZA) Les droits des femmes pris pour cible

Des membres de Femmes du Zimbabwe, debout ! (WOZA), un groupe de défense des femmes, ont été arrêtées lors d’une manifestation pacifique le jour de la Saint-Valentin en 2003. Certaines ont été ...

Manifestation du WOZA © WOZA

Des membres de Femmes du Zimbabwe, debout ! (WOZA), un groupe de défense des femmes, ont été arrêtées lors d’une manifestation pacifique le jour de la Saint-Valentin en 2003. Certaines ont été privées de liberté pendant quatre heures, d’autres ont passé la nuit en détention. Depuis lors, pour les femmes de WOZA, les arrestations, les actes d’intimidation et de harcèlement, les mauvais traitements infligés par la police ont été monnaie courante.

Les arrestations marquent encore les actions et manifestations non violentes. Des membres de WOZA ont été arrêtées et maintenues en détention alors qu’elles étaient enceintes ou accompagnées de leurs enfants.

Le 28 mai 2008, quatorze militantes de WOZA ont été appréhendées par la police à Harare, au cours d’une manifestation contre les violences encouragées par l’État avant le second tour des élections présidentielles. Douze militantes ont été libérées sous caution le 11 juin, mais Jenni Williams et Magodonga Mahlangu, dirigeantes de WOZA, se sont vu refuser la liberté sous caution et ont passé 37 jours en détention. Le procès des deux dirigeantes de WOZA se poursuit ; si elles sont reconnues coupables, elles pourraient passer cinq ans derrière les barreaux.

Plus de 3 000 membres de WOZA ont déjà été en garde à vue, tandis que la menace d’une arrestation pèse constamment sur leur travail en faveur des droits humains. Habituellement, WOZA organise des manifestations en février et mars afin d’attirer l’attention sur la situation des femmes ordinaires et de leurs familles, pour qui il est difficile de bénéficier des droits économiques, sociaux et culturels. Février et mars sont des mois symboliques pour celles et ceux qui militent pour les droits des femmes, et votre soutien en cette période les aidera à poursuivre leur combat pacifique pour que les femmes du Zimbabwe jouissent de leurs droits.


Revendications de l'action terminée

 

Monsieur le Chef de la police,

Des membres de Femmes du Zimbabwe, debout ! (WOZA), un groupe de défense des femmes, ont été arrêtées lors d’une manifestation pacifique le jour de la Saint-Valentin en 2003. Certaines ont été privées de liberté pendant quatre heures, d’autres ont passé la nuit en détention. Depuis, les femmes de WOZA sont régulièrement victimes d’arrestations, d’actes d’intimidation, de harcèlements et de mauvais traitements infligés par la police. Plus de 3’000 membres de WOZA ont déjà été en garde à vue, tandis que la menace d’une arrestation pèse constamment sur ces femmes engagées dans la défense des droits humains. Des membres de WOZA ont notamment été arrêtées et maintenues en détention alors qu’elles étaient enceintes ou accompagnées de leurs enfants.

Le 28 mai 2008, quatorze militantes de WOZA ont été appréhendées par la police à Harare, au cours d’une manifestation contre les violences encouragées par l’État avant le second tour des élections présidentielles. Douze militantes ont été libérées sous caution le 11 juin, mais Jenni Williams et Magodonga Mahlangu, dirigeantes de WOZA, se sont vu refuser la liberté sous caution et ont passé 37 jours en détention. Le procès des deux dirigeantes de WOZA se poursuit. Si elles sont reconnues coupables, ces deux femmes pourraient passer cinq ans derrière les barreaux.

Je suis très préoccupé·e par cette situation et déplore les arrestations arbitraires, les manœuvres d'intimidation, le harcèlement et les mauvais traitements à répétition infligés aux militantes de WOZA. Je vous demande, Monsieur, de veiller à ce que les membres de cette organisation puissent exercer leur droit à la liberté d’expression, d'association et de réunion, protégé par la Constitution et le droit international.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de ma haute considération.

Cette lettre fait partie des «Lettres contre l’oubli» de mars 2010.
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