Zimbabwe: Action de lettre en faveur de Des militantes pacifiques des droits humains en prois à la répression

Depuis février 2003, des militantes de l’organisation Femmes du Zimbabwe, debout! (WOZA) sont fréquemment interpellées alors qu’elles manifestent pacifiquement en faveur du respect des droits humains ...

196_woza.jpg Des militantes sont fréquemment arrêtées et maltraitées à cause de leurs activités de défense des droits humains. © AI

Depuis février 2003, des militantes de l’organisation Femmes du Zimbabwe, debout! (WOZA) sont fréquemment interpellées alors qu’elles manifestent pacifiquement en faveur du respect des droits humains et des droits sociaux et économiques au Zimbabwe. Un grand nombre d’entre elles ont été arrêtées arbitrairement et détenues dans des conditions épouvantables. En garde à vue, certaines ont subi des mauvais traitements allant jusqu’à la torture, ont été privées de nourriture et de soins médicaux et n’ont pu contacter un avocat.

Le 21 septembre 2011, 12 militantes de WOZA ont été arrêtées lors de l’intervention brutale de la police pour disperser une manifestation pacifique organisée à l’occasion de la Journée internationale de la paix. Dix d’entre elles ont été libérées sans inculpation, mais deux dirigeantes du mouvement, Jenni Williams et Magodonga Mahlangu, ont été inculpées d’«enlèvement» et de «vol». Elles nient ces accusations. Leur demande de remise en liberté sous caution a été rejetée. Leur incarcération a duré 13 jours. On a refusé de leur délivrer des médicaments dont elles avaient besoin.

La police antiémeutes a frappé une quarantaine de militantes de WOZA lors d’une manifestation le 10 mai. Le 28 février 2012, sept membres de WOZA et de l’organisation partenaire Hommes du Zimbabwe, debout! (MOZA) avaient été arrêté•e•s à Bulawayo. Les membres des organisations auraient été torturé•e•s au poste de police central de Bulawayo avant d’être libéré•e•s sous caution deux jours plus tard, avec l’obligation de se présenter deux fois par semaine à la police.
Le traitement infligé aux membres de WOZA et de MOZA montre que le gouvernement zimbabwéen ne tolère aucune manifestation publique pacifique d’opposition aux politiques gouvernementales. Il permet aussi de constater que des lois répressives, en particulier la Loi relative à l’ordre public et à la sécurité et la Loi relative aux infractions diverses, sont utilisées pour justifier des arrestations et des placements en détention arbitraires, et ouvrent la voie à d’autres violations des droits humains par la police.


Revendications de l'action terminée

 

Monsieur,

Depuis février 2003, des militantes de l’organisation Femmes du Zimbabwe, debout! (WOZA) sont fréquemment interpellées alors qu’elles manifestent pacifiquement en faveur du respect des droits humains et des droits sociaux et économiques au Zimbabwe. Un grand nombre d’entre elles ont été arrêtées arbitrairement et détenues dans des conditions épouvantables. En garde à vue, certaines ont subi des mauvais traitements allant jusqu’à la torture, ont été privées de nourriture et de soins médicaux et n’ont pu contacter un avocat.
Le 21 septembre 2011, 12 militantes de WOZA ont été arrêtées lors de l’intervention brutale de la police pour disperser une manifestation pacifique organisée à l’occasion de la Journée internationale de la paix. Dix d’entre elles ont été libérées sans inculpation, mais deux dirigeantes du mouvement, Jenni Williams et Magodonga Mahlangu, ont été inculpées d’«enlèvement» et de «vol». Elles nient ces accusations. Leur demande de remise en liberté sous caution a été rejetée. Leur incarcération a duré 13 jours. On a refusé de leur délivrer des médicaments dont elles avaient besoin. La police antiémeutes a frappé une quarantaine de militantes de WOZA lors d’une manifestation le 10 mai. Le 28 février, sept membres de WOZA et de l’organisation partenaire Hommes du Zimbabwe, debout ! (MOZA) avaient été arrêté•e•s à Bulawayo. Les membres des organisations auraient été torturé•e•s au poste de police central de Bulawayo avant d’être libéré•e•s sous caution deux jours plus tard, avec l’obligation de se présenter deux fois par semaine à la police.

Je suis très préoccupé•e face aux multiples arrestations arbitraires, manœuvres d'intimidation, actes de harcèlement et mauvais traitements infligés aux militants de WOZA et de MOZA.

Je demande de respecter les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion des membres de WOZA et de MOZA.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur, à l’expression de ma haute considération.

Cette lettre fait partie des Lettres contre l’oubli de février 2012. | Retour au sommaire des Lettres contre l’oubli. | Télécharger le fichier Word | S'inscrire pour recevoir un e-mail chaque mois avec les nouvelles lettres.