La région de Catatumbo, dans le nord-est de la Colombie, fait l’objet d’une nouvelle vague de violences provoquée par des affrontements entre l’Armée de libération nationale (ELN), l’Armée populaire de libération (EPL). © Luis Robayo/AFP/Getty Images
La région de Catatumbo, dans le nord-est de la Colombie, fait l’objet d’une nouvelle vague de violences provoquée par des affrontements entre l’Armée de libération nationale (ELN), l’Armée populaire de libération (EPL). © Luis Robayo/AFP/Getty Images

Colombie L’homicide de neuf personnes dans la région de Catatumbo illustre la vague de violence

31 juillet 2018
Neuf personnes ont été tuées dans la municipalité d’El Tarra dans la région de Catatumbo. Parmi elles, Frederman Quintero, dirigeant associatif et président d’un Comité d’action communale.

En réaction à cette vague de violence, Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques d’Amnesty International, a déclaré :« La situation dans la région de Catatumbo est le reflet de la violence qui traverse actuellement la Colombie. Les homicides ciblés et collectifs viennent rappeler les pires moments du conflit armé. Les autorités doivent prendre des mesures immédiates pour protéger les civils et s’occuper au plus vite de cette situation critique»

«Les droits humains sont bafoués en permanence dans cette région frontalière du pays, et l’État n’y assure pas une présence totale pour protéger la population civile de la violence qui y a cours. Les autorités doivent s’engager à mener des enquêtes sur ces événements dans des délais raisonnables et de manière impartiale afin de garantir que l’impunité ne règne pas.»

Située dans le département du Norte de Santander au nord-est de la Colombie, la région de Catatumbo fait l’objet d’une nouvelle vague de violences provoquée par des affrontements entre l’Armée de libération nationale (ELN), l’Armée populaire de libération (EPL), des groupes paramilitaires et des groupes du crime organisé. Cette situation a conduit au déplacement de centaines de personnes. Des informations font état d’attaques armées, d’homicides ciblés, d’affrontements près d’écoles rurales, et de la présence de mines antipersonnel, suscitant de la peur et de l’agitation dans la population civile.