Signature du décret pour la fermeture de Guantánamo Barack Obama a tenu sa promesse de fermer Guantanamo

Les Etats-Unis sont de retour sur le chemin de l’Etat de droit. C’est le signal donné par le président Obama aujourd’hui avec la signature d’un décret qui prévoit la fermeture du camp de Guantanamo d’ici un an. Une étape extrêmement importante, se réjouit Amnesty International qui menait depuis des années une campagne mondiale en faveur de sa fermeture. La Suisse peut également contribuer à trouver une solution rapide pour l’accueil des détenus libérables.

Action symbolique organisée par Amnesty International à l'occasion du 7e anniversaire de Guantanamo, en janvier, à Berne. © Valérie Chételat

Amnesty International salue les décisions du gouvernement américain d’interdire toute forme de torture durant les interrogatoires et de respecter les Conventions de Genève dans le traitement des prisonniers. «La «guerre contre le terrorisme» était aussi une guerre contre les droits humains», relève Manon Schick, porte-parole de la Section suisse d’Amnesty International. «Avec cette décision de fermer Guantánamo, les Etats-Unis donnent le signal qu’ils sont prêts à revenir dans le cercle des pays qui respectent les droits humains. Cela marque un revirement complet par rapport à la politique menée par l’administration Bush.»

Les Etats-Unis doivent maintenant respecter strictement leurs obligations internationales lors de la fermeture de Guantánamo. Les détenus doivent soit être immédiatement libérés, soit être traduits en justice devant des tribunaux américains, dans le cadre de procès ordinaires et équitables. Les aveux obtenus sous la torture ne peuvent pas être pris en compte dans les procédures. Les détenus doivent avoir la possibilité de rentrer dans leur pays d’origine ou dans des Etats tiers sûrs, où ils ne sont pas exposés au risque d’être arrêtés ou torturés.

«Pour les détenus contre lesquels aucune charge n’a été retenue et qui attendent leur libération depuis des années, le délai d’un an est toutefois trop long», ajoute Manon Schick. «Il est nécessaire que les Etats-Unis cherchent très rapidement des solutions pour libérer ces détenus, notamment en négociant leur accueil avec la Suisse et les pays de l’Union européenne.»

Il est également nécessaire qu’une enquête indépendante soit ouverte sur les actes commis à Guantánamo et que les responsables de violations des droits humains qui s’y sont produites soient traduits en justice.

Communiqué de presse publié le 22 janvier 2009, Londres / Lausanne.
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