Dans l'office de la COFADEH: Des membres tués © AI
Dans l'office de la COFADEH: Des membres tués © AI

Honduras: Action lettre pour COFADEH Hausse de menaces et agressions contre les membres d’une ONG

Lettres contre l'oubli d'octobre 2015
Les membres du Comité des familles de détenus et disparus du Honduras, (COFADEH) et leurs familles sont surveillé·e·s, menacé·e·s, harcelé·e·s et agressé·e·s. Bien que ces incidents ne soient pas nouveaux, ils se sont multipliés et intensifiés depuis 2011. Ces personnes devraient pouvoir mener leurs actions en faveur des droits humains sans craindre pour leur sécurité.

Le Comité des familles de détenus et disparus du Honduras (COFADEH) est l’une des principales organisations de défense des droits humains du pays. Fondé au début des années 1980, le COFADEH a été créé pour travailler sur les disparitions forcées. À l’époque, environ 200 personnes avaient disparu alors qu’elles étaient détenues par les forces de sécurité honduriennes.

Ces dernières années, le COFADEH a élargi son mandat à des problématiques telles que l’impunité pour les violations commises par le passé, les menaces et le harcèlement contre les défenseurs des droits humains, le recours excessif à la force par la police et les forces de sécurité, les droits fonciers et les conditions carcérales. Il travaille également avec des organisations internationales pour sensibiliser aux violations des droits humains au Honduras. Il porte également des cas d'atteintes aux droits fondamentaux devant le système interaméricain relatif aux droits humains. Grâce à son travail, la Commission interaméricaine des droits de l’homme a ordonné au gouvernement hondurien de fournir une protection à de nombreux défenseurs des droits humains du pays.

Proposition de lettre et revendications

Monsieur le Président,

Les membres du Comité des familles de détenus et disparus du Honduras (COFADEH), l’une des principales organisations de défense des droits humains du pays et leurs familles sont surveillé·e·s, menacé·e·s, harcelé·e·s et agressé·e·s. Bien que ces incidents ne soient pas nouveaux, ils se sont multipliés et intensifiés depuis 2011. Ces personnes devraient pouvoir mener leurs actions en faveur des droits humains sans craindre pour leur sécurité.

Je suis très préoccupé·e par cette situation et je vous demande, Monsieur le Président, de mettre en œuvre les recommandations formulées par le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l'homme dans son rapport de décembre 2012 sur le Honduras, et de reconnaître et soutenir publiquement l’action importante et légitime menée par les organismes de défense des droits humains comme le COFADEH.
Je vous prie instamment de faire savoir que les menaces et les agressions visant les membres du COFADEH et d’autres défenseurs des droits humains ne seront pas tolérées, et de vous engager à ce que les responsables de ces agissements fassent l’objet d’une enquête exhaustive et soient poursuivis en justice.
Je vous rappelle que les défenseurs des droits humains ont le droit de mener leurs activités sans restrictions injustes ni craintes de représailles, conformément à la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme adoptée en 1998 par les Nations unies.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma haute considération.

Adresser la lettre à

Président du Honduras
Juan Orlando Hernández
Presidente de Honduras
Casa Presidencial, Barrio Las Lomas
Boulevard Juan Pablo II
Tegucigalpa
Honduras

Fax: +504 2290 5088
Facebook: www.facebook.com/juanorlandoh
Twitter: @JuanOrlandoH

Copies à

Ambassade de la République du Honduras
Rue Crevaux 8
F-75116 Paris
France

Fax: 00339 / 83 41 76 48
E-mail: