Action globale «Justice pour Berta Cáceres» © Amnesty International
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Honduras: Action lettre pour Berta Cáceres Le meurtre en 2016 d’une défenseure des droits humains reste flou

Lettres contre l'oubli d'avril 2019
Le 2 mars 2019, Berta Cáceres a été abattue dans sa maison. Le meurtre n'est toujours pas élucidé. Il y a des personnes impliquées dans ce crime, qui n'ont pas encore été identifiée et traduite à la justice.

Le 2 mars 2019 a marqué le troisième anniversaire de la mort de Berta Cáceres, dirigeante et cofondatrice du Conseil civique d’organisations indigènes et populaires du Honduras (COPINH – Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras). Elle a été abattue dans sa ville natale de La Esperanza (département d’Intibucá), au Honduras. Berta Cáceres et le COPINH faisaient campagne contre la construction du barrage hydroélectrique d’Agua Zarca, sur la rivière Gualcarque, située sur des terres ancestrales des Lencas. Le COPINH défend notamment son droit au consentement libre, préalable et éclairé. En raison de leur travail sur les droits des peuples autochtones, les territoires et les ressources naturelles, Berta Cáceres et le COPINH ont fait pendant des années l’objet de menaces à répétition, de tentatives de criminalisation de leur travail, d’agressions physiques et de harcèlement.

Le 29 novembre 2018, le Tribunal pénal national a conclu le procès de huit personnes accusées d’être impliquées dans l’assassinat de cette dirigeante de la communauté indigène lenca et défenseure de l’environnement. Douglas Bustillo (un militaire à la retraite), Henry Hernández (un ancien soldat), Edilson Duarte Meza, Óscar Torres, Sergio Rodríguez Orellana (un dirigeant de la société de construction DESA) et Mariano Díaz Chávez (un commandant de l’armée) ont tous été reconnus coupables de meurtre par le tribunal. Emerson Duarte Meza, le frère d’Edilson Duarte Meza, a été déclaré non coupable. Emerson Duarte Meza était en possession de l’arme quand il a été arrêté en mai 2016, mais le tribunal n’a trouvé aucun élément de preuve contre lui. David Castillo, le directeur général de DESA arrêté le 2 mars 2018, est quant à lui toujours en attente de son procès.
Un rapport d’un groupe d’experts indépendants engagés par la famille affirme que d’autres personnes haut placées pourraient avoir eu connaissance de la préparation du crime ou pourraient y avoir participé.


Veuillez écrire une lettre courtoise en bon espagnol, anglais ou français au procureur général.

PROPOSITION DE LETTRE en français (modèle de lettre en anglais voir tout en bas)

Monsieur le procureur général,

Le 2 mars 2019 a marqué le troisième anniversaire de la mort de Berta Cáceres, dirigeante et cofondatrice de COPINH, qui a été abattue dans sa maison.
Berta Cáceres et le COPINH faisaient campagne contre la construction du barrage hydroélectrique d’Agua Zarca, sur la rivière Gualcarque, située sur des terres ancestrales des Lencas. Le COPINH défend notamment leur droit au consentement libre, préalable et éclairé.
Le Tribunal pénal national a conclu le procès de huit personnes accusées d’être impliquées dans l’assassinat. Une neuvième personne est toujours en attente de son procès.
Le rapport d’un groupe d’experts indépendants engagé par la famille affirme que d’autres personnes haut placées pourraient avoir eu connaissance de la préparation du crime ou pourraient y avoir participé.

Cette situation me préoccupe beaucoup et je vous prie, Monsieur le procureur général, de veiller à ce que la vérité et la justice soient assurées dans le cadre de l’affaire de Berta Cáceres.
Les autorités honduriennes doivent identifier toutes les personnes impliquées dans l’instigation du meurtre de Berta Cáceres et enquêter sur ces personnes.
Elles doivent également veiller à ce que des enquêtes rapides, approfondies et impartiales, garantissant le droit des victimes à la vérité et à la justice, soient menées.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le procureur général, à l’expression de ma haute considération.

Adresser la lettre à

PROCUREUR GÉNÉRAL ÓSCAR FERNANDO CHINCHILLA
Ministerio Público República de Honduras
Edificio Lomas Plaza II
Col. Lomas del Guijarro
Ave. República Dominicana
Tegucigalpa
HONDURAS

E-mail : mprelacionespublicas@gmail.com ; oscarfernando@protonmail.ch

Copies à

Ambassade de la République du Honduras
Rue Crevaux 8
F-75116 Paris
France

Fax: 00339 / 83 41 76 48
E-mail: ambassade@ambhonduras.com

 

Vous trouverez un modèle de lettre en français à la page 6 du fichier Word ici.


Taxe postale: Honduras: CHF 2.00 / France: CHF 1.50

 


Model letter in english:

Dear Attorney General,

On 2 March 2016, Berta Cáceres, leader and co-founder of the Civic Council of Popular and Indigenous Organizations of Honduras (COPINH - Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras), was killed in her home in the town of La Esperanza, Intibucá Department, Honduras. Berta and COPINH had campaigned against the construction of the hydroelectric project of Agua Zarca on the Gualcarque River and the Lenca ancestral lands. The Honduran Attorney General’s office has arrested several people in connection to Berta’s murder, including some individuals linked to Desarrollos Energéticos S.A. (DESA), the company building the Agua Zarca dam, and others with ties to the military, but COPINH is concerned that no high-ranking officials in the government or the company have been investigated for having allegedly ordered her murder.

Honduran authorities must identify and investigate all those people involved in ordering the murder of Berta Cáceres. Please ensure prompt, thorough and impartial investigations, guaranteeing the victims the right to truth and justice.

Sincerely