Yecenia Armenta Graciano © Fernando Brito
Yecenia Armenta Graciano © Fernando Brito

Mexique: Action lettre pour Yecenia Armenta Emprisonnée après des aveux obtenus sous la torture

Lettres contre l'oubli de février 2016
Le 10 juillet 2012, Yecenia Armenta, mère de famille de 39 ans, a été arrêtée par des policiers en civil alors qu’elle était en voiture à Culiacán, dans le nord du Mexique. Elle a été amenée de force dans un autre véhicule où les policiers lui ont couvert la tête et l’ont menottée.

Elle a ensuite été interrogée, frappée et violée par des policiers lui ordonnant d’avouer son implication dans le meurtre de son mari, tué par balle la semaine précédente. Pendant plus de 15 heures, elle a été asphyxiée, suspendue la tête en bas et violée. Elle a fini par signer, les yeux bandés, des aveux qui ont ensuite servi à son inculpation.

«Quand ils ont menacé de faire du mal à mes enfants, j’ai voulu mourir. Je voulais juste que tout s’arrête et qu’ils me tirent une balle dans la tête pour en finir», témoigne Yecenia. Des médecins légistes du Bureau du Procureur général de la République l’ont examinée, des mois après les sévices. Ils ont conclu que Yecenia n’avait pas été torturée en se basant sur les examens médicaux initiaux qui ne mentionnaient aucun signe de torture. Ces examens avaient été conduits par des employés rattachés au même bureau que les agents qui l’avaient détenue et torturée. Des médecins légistes indépendants ont, par la suite, pu examiner Yecenia et ont confirmé qu’elle avait bien été torturée. Les autorités n’ont pourtant pas tenu compte de ces conclusions et Yecenia est toujours derrière les barreaux.

PROPOSITION DE LETTRE ET REVENDICATIONS

Monsieur le Procureur général,

Le 10 juillet 2012, Yecenia Armenta a été arrêtée par des policiers en civil et a été amenée de force dans un autre véhicule où les policiers lui ont couvert la tête et l’ont menottée. Elle a ensuite été interrogée, frappée et violée par des policiers lui ordonnant d’avouer son implication dans le meurtre de son mari, tué par balle la semaine précédente. Pendant plus de 15 heures, elle a été asphyxiée, suspendue la tête en bas et violée. Elle a fini par signer, les yeux bandés, des aveux qui ont ensuite servi à son inculpation.

Des médecins légistes du Bureau du Procureur général de la République l’ont examinée, des mois après les sévices. Ils ont conclu que Yecenia n’avait pas été torturée en se basant sur les examens médicaux initiaux qui ne mentionnaient aucun signe de torture. Ces examens avaient été conduits par des employés rattachés au même bureau que les agents qui l’avaient détenue et torturée.

Des médecins légistes indépendants ont, par la suite, pu examiner Yecenia et ont confirmé qu’elle avait bien été torturée. Pourtant, les autorités n’ont pas tenu compte de ces conclusions et Yecenia est toujours derrière les barreaux.

Je suis très préoccupé·e par cette situation et je vous demande de libérer immédiatement Yecenia Armenta et de laisser tomber les accusations portées contre elle.
Ses allégations de torture doivent enfin être examinées rapidement de façon approfondie et indépendante, et les responsables doivent être traduits en justice.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Procureur général, à l’expression de ma haute considération.

Adresser la lettre à

Marco Antonio Higuera Gomez
Procurador General de Justicia
del Estado de Sinaloa
Blvd. Enrique Sánchez Alonso No. 1,833
Plan de Desarrollo Tres Ríos, C.P. 80030
Culiacan, Sinaloa
MEXIQUE

Copies à

Ambassade du Mexique
Weltpoststrasse 20
3015 Berne

Fax: 031 357 47 48 (et non pas ... 49 !)
E-mail: informacionsui@sre.gob.mx

 

Vous trouverez un modèle de lettre en français à la page 5 du fichier Word ici.