Le cas de la famille Barrios, Venezuela © Amnesty International
Le cas de la famille Barrios, Venezuela © Amnesty International

Venezuela: Action lettre pour la famille Barrios Famille privée de justice

Lettres contre l'oubli de mars 2016
Dix membres de la famille Barrios, vivant dans l’État d’Aragua, au Venezuela, ont été tués depuis 1998 dans des circonstances qui laissent penser que la police est impliquée. Un onzième membre a été blessé par balles et en gardera des séquelles à vie, et 24 autres ont fait l’objet de menaces, d’agressions, de harcèlement ou de détention illégale par la police.

Bien que la Commission interaméricaine des droits de l’homme ait ordonné leur protection en 2004, les membres rescapés vivent toujours sous la menace de représailles.

Les enquêtes et les poursuites judiciaires ouvertes à propos de ces homicides n’ont guère progressé: dans la plupart des cas, elles n’en sont qu’à leurs débuts. Une affaire a été classée sans suite. Des policiers n’ont été déclarés coupables que dans deux cas d’homicides. À la connaissance d’Amnesty International, aucune enquête n’a été menée à propos des nombreuses plaintes déposées par la famille Barrios impliquant des policiers de l’État d’Aragua.

En novembre 2011, la Cour interaméricaine des droits de l'homme a estimé que l’État vénézuélien devait mettre en place des mesures de protection appropriées en faveur de cette famille, conduire des enquêtes rigoureuses et impartiales, traduire les responsables présumés en justice, indemniser la famille et lui fournir d’autres types de réparations (notamment des soins médicaux et un accès à l’enseignement). L’État ne s’est pas encore entièrement conformé à cette décision.
 

PROPOSITION DE LETTRE ET REVENDICATIONS

Madame la Ministre,

Dix membres de la famille Barrios, qui vit dans l’État d’Aragua, au Venezuela, ont été tués depuis 1998 dans des circonstances qui laissent penser que la police est impliquée. Un onzième membre a été blessé par balles et en gardera des séquelles à vie, et 24 autres ont fait l’objet de menaces, d’agressions, de harcèlement ou de détention illégale par la police. Bien que la Commission interaméricaine des droits de l’homme ait ordonné en 2004 qu’ils soient protégés, les membres rescapés vivent toujours sous la menace de représailles.

Les enquêtes et les poursuites judiciaires ouvertes sur ces homicides n’ont guère progressé.
À la connaissance d’Amnesty International, aucune enquête n’a été menée sur les nombreuses plaintes déposées par la famille Barrios pour les menaces et tentatives d’intimidation incessantes.

En novembre 2011, la Cour interaméricaine des droits de l'homme a estimé que l’État vénézuélien devait mettre en place des mesures de protection appropriées en faveur de cette famille, conduire des enquêtes rigoureuses et impartiales, traduire les responsables présumés en justice, indemniser la famille et lui fournir d’autres types de réparations. L’État ne s’est pas encore conformé entièrement à cette décision.

Je suis très préoccupé·e par cette situation et je vous demande, Madame la Ministre,

  • de faire en sorte que des enquêtes approfondies, indépendantes et impartiales soient menées sur les menaces, le harcèlement et les homicides dont a été victime la famille Barrios;
  • d’assurer la sécurité et l’intégrité physique des membres de la famille, conformément à leurs souhaits et aux mesures de protection ordonnées par le système interaméricain;
  • de veiller à la pleine application de la décision de 2011 de la Cour interaméricaine des droits de l'homme visant à garantir le respect du droit de la famille Barrios à la vérité, à la justice et à des réparations.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Madame la Ministre, à l’expression de ma haute considération.
 

Adresser la lettre à

Ministre des Affaires étrangères
Sra. Delcy Rodríguez
Ministerio de Relaciones Exteriores de la República Bolivariana de Venezuela
Torre del Ministerio de Relaciones Exteriores
Avenida Urdaneta
Caracas, Venezuela

Fax : +58 212 8612505
Twitter : @vencancilleria ; @DrodriguezVen

Formule d’appel : Dear Minister, / Madame la Ministre,

Copies à

Ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela
Schwarzenburgstrasse 73
Case postale 1059
3000 Berne 2

Fax: 031 371 64 69
E-mail: embajada@embavenez-suiza.ch

 

Vous trouverez un modèle de lettre en français à la page 5 du fichier Word ici.