Un drapeau vénézuélien est brandi lors d'une manifestation anti Maduro à Caracas le 23 janvier 2019 © Roman Camacho/SOPA/LightRocket/Getty
Un drapeau vénézuélien est brandi lors d'une manifestation anti Maduro à Caracas le 23 janvier 2019 © Roman Camacho/SOPA/LightRocket/Getty

Venezuela Rapport des Nations Unies sur la crise des droits humains: un premier pas en direction de la vérité

Le 22 mars 2019
La Haute-Commissaire au Droits de l'homme Michelle Bachelet accuse le gouvernement vénézuélien de meurtres de torture et d'arrestations arbitraires. Amnesty International réclame la mise en place d'une commission d'enquête internationale.

Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques d’Amnesty International a réagi à la première mise à jour sur la crise des droits humains au Venezuela présentée oralement au Conseil des droits de l’homme de Genève par Michelle Bachelet, haute-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, le 20 mars 2019.

«Amnesty International a recueilli des informations sur des crimes de droit international et sur de graves atteintes aux droits humains commis au Venezuela. Lors de ma visite en février, j’ai été témoin de cette crise sans précédent qui exige les mesures les plus rigoureuses de surveillance et de reddition de comptes. L’intervention d’aujourd’hui de la haute-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU sur la situation confirme cette réalité et reflète les terribles événements auxquels la population vénézuélienne fait face.»

«Amnesty International soutient les victimes de la crise des droits humains au Venezuela dans leur lutte pour obtenir vérité, justice et réparations. Nous saluons ce même engagement pris par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies.»

«Compte tenu de l’ampleur et de la gravité de la crise et des obstacles à la justice au Venezuela, Amnesty International demande instamment au Conseil des droits de l’homme de mettre en place une commission d’enquête chargée de surveiller la situation de plus en plus grave dans le pays, d’établir et de publier des rapports à ce sujet et d’identifier les responsables des crimes de droit international et des graves atteintes aux droits humains. Nous demandons aux États membres des Nations unies d’envisager la nécessité de la création d’un tel mécanisme en juin.»