Pékin 2008 Il reste peu de temps pour améliorer la situation des droits humains

Amnesty International appelle les autorités chinoises à mettre immédiatement un terme aux mesures répressives contre les défenseurs chinois des droits humains à Pékin et dans d’autres régions de Chine, dans un nouveau rapport publié aujourd’hui. Contrairement aux déclarations du gouvernement chinois, la situation des droits humains s’est massivement détériorée, et pas seulement au Tibet.

Les autorités chinoises ont augmenté la répression avant les JO © Guang Niu/Getty Images

«L’approche des Jeux olympiques a accru et non réduit la répression contre les militants», a déclaré Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International. À Pékin et dans les environs, les autorités chinoises ont réduit au silence et emprisonné des défenseurs pacifiques des droits humains, lors d’opérations de «nettoyage» en vue des Jeux olympiques. Au Tibet et dans les régions voisines, la répression policière et militaire des manifestations a donné lieu à de graves violations des droits humains ces derniers jours.

«Ces interventions font douter de la volonté réelle des autorités chinoises d’améliorer, comme elles s’y sont engagées, la situation des droits humains avant les Jeux olympiques», a ajouté Irene Khan. «Jusqu’à maintenant, les Jeux olympiques n’ont pas été un vecteur de réforme. À moins que des mesures urgentes ne soient prises pour redresser la situation, il semble de moins en moins probable que l’héritage des Jeux olympiques en matière de droits humains en Chine sera positif.»

Le rapport d’Amnesty International décrit le cas de militants des droits humains poursuivis en justice pour avoir dénoncé des violations ou fait un lien entre la défense des droits humains et la tenue des Jeux olympiques à Pékin. Amnesty International demande la remise en liberté sans délai et sans condition des militants pacifiques détenus uniquement pour avoir exprimé leur opinion, parmi lesquels Yang Chunlin, défenseur des droits des paysans, torturé par des policiers lors de sa détention et condamné à cinq années d’emprisonnement le 25 mars pour «incitation à la subversion» - il avait été à l’initiative d’une campagne sous le mot d'ordre «Nous voulons les droits humains, pas les Jeux olympiques» et Hu Jia, militant basé à Pékin jugé le 18 mars pour «incitation à la subversion» en raison de ses activités de défense des droits humains, après de nombreux mois «d’assignation à résidence» très surveillée. Son épouse, Zeng Jinyan, est maintenue sous étroite surveillance policière chez elle, avec leur nouveau-né.

Communiqué de presse publié le 2 avril 2008, Londres / Lausanne.
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