Indonésie: Action de lettre pour Filep Karma Libérer sans conditions les prisonniers d'opinion

Le 26 mai 2005, Filep Karma, ancien fonctionnaire, a été inculpé de «rébellion» et condamné à 15 ans de prison. Il a été accusé d'avoir hissé un drapeau symbolisant l'indépendance papoue. Des ...

Filep Karma Filep Karma © Solidaritas Korban Pelanggaran HAM Papua (Solidarity for Victims of Human Rights Violations in Papua (SKPHP))

Le 26 mai 2005, Filep Karma, ancien fonctionnaire, a été inculpé de «rébellion» et condamné à 15 ans de prison. Il a été accusé d'avoir hissé un drapeau symbolisant l'indépendance papoue. Des rapports attestent qu'il aurait été frappé pendant son transfert au poste de police. Un autre militant, Yusak Pakage, étudiant, qui participait aussi à la cérémonie, a été condamné à 10 ans de prison.

En juillet 2010, une réduction de peine lui a été proposée, mais il l'a refusée, au motif qu’il n’aurait jamais dû être incarcéré, estimant avoir fait usage de manière pacifique de son droit à la liberté d’expression et que l’acceptation d’une réduction de peine équivalait à reconnaître le bien-fondé de sa condamnation. Le groupe de travail de l'ONU sur les détentions arbitraires a déclaré en novembre 2011 que la détention de Filep Karma était arbitraire. En outre, il a relevé que Filep Karma n'avait pas bénéficié d'une procédure judiciaire publique devant un tribunal compétent, indépendant et impartial. Ces droits sont garantis par le Pacte international sur les droits civils et politiques, que l'Indonésie a ratifié.

Des informations attestent que durant sa détention, Filep Karma a été victime de mauvais traitements. Des membres du personnel pénitencier de la prison de Abepura l'ont frappé le 28 avril 2008. Filep Karma a porté plainte auprès de la police. Mais à ce jour, aucune information ne fait état qu'une instruction pénale aurait été ouverte. Il a souffert durant sa détention de tuberculose et d'une infection urinaire. Il a pu se rendre deux fois à l'hôpital de Jakarta, après avoir subi deux autres refroidissements en prison.

Les conditions de détention dans les prisons indonésiennes ne répondent souvent pas aux standards minimaux des Nations Unies pour le traitement des détenus. Amnesty International est très préoccupée par l'état de santé des personnes détenues.


Proposition de lettre et revendications:


Excellence,

Condamné en mai 2005 à 15 ans de prison, Filep Karma est un prisonnier d'opinion, qui a fait usage pacifiquement de son droit à la liberté d'opinion et à la liberté de réunion.

Le groupe de travail de l'ONU sur les détentions arbitraires a déclaré en novembre 2011 que la mise en détention de Filep Karma était arbitraire. En outre, il a relevé que Filep Karma n'avait pas bénéficié d'une procédure judiciaire publique devant un tribunal compétent, indépendant et impartial. Ces droits sont garantis par le Pacte international sur les droits civils et politiques, que l'Indonésie a ratifié.

On sait que Filep Karma a subi à de nombreuses reprises des mauvais traitements.

Les conditions de détention dans les prisons indonésiennes ne répondent souvent pas aux standards minimaux des Nations Unies pour le traitement des détenus. Amnesty International est très inquiète de l'état de santé des personnes détenues.

Je suis très préoccupé·e par la situation dans laquelle se trouve Filep Karma et je vous demande, Excellence, de lui accorder la liberté immédiatement et sans conditions, ainsi qu'à tous les autres prisonniers d'opinion.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Excellence, à l’expression de ma haute considération.


Lettres adresser à:

Président
Joko Widodo
Istana Merdeka
Jakarta 10110
INDONÉSIE

Fax:
00 62 – 21 345 2685
00 62 – 21 52 68726
00 62 – 21 380 5511
 

Copie à:

Ambassade de la République d'Indonésie
Elfenauweg 51
3006 Berne

Fax: 031 351 67 65
E-mail:

Cette lettre fait partie des Lettres contre l'oubli de juin 2015 | Télécharger le fichier Word | S'inscrire pour recevoir un E-mail chaque mois avec des nouvelles lettres