Su Su Nway, en rose, en compagnie d'autres activistes politiques du Myanmar, 2006. © AAPPB
Su Su Nway, en rose, en compagnie d'autres activistes politiques du Myanmar, 2006. © AAPPB

Action lettre: Su Su Nway Myanmar: Ecrouée pour avoir déployé une banderole critiquant le gouvernement

Su Su Nway, 38 ans, est syndicaliste et membre de la Ligue nationale pour la démocratie, le principal parti d’opposition au Myanmar. En août 2007, elle a participé à des manifestations contre la hausse du prix du carburant et des produits de base à Rangoun, la principale ville du pays. Ces manifestations pacifiques ont été violemment réprimées et Su Su Nway a de peu échappé aux arrestations de masse.

Elle est entrée dans la clandestinité jusqu’en novembre 2007 quand elle est arrêtée pour avoir placé une banderole anti-gouvernementale près d’un hôtel de Rangoun dans lequel résidait le Rapporteur spécial des Nations unies pour le Myanmar.

Elle purge actuellement sa peine dans une prison du nord du pays, éloignée de tout et où de nombreux prisonniers ont été frappés par le paludisme. Su Su Nway souffre d’hypertension artérielle et de problèmes cardiaques congénitaux. Son état de santé s’est aggravé pendant son séjour en prison où elle ne peut pas recevoir de soins médicaux. Les autorités pénitentiaires l’ont placée à l’isolement à plusieurs reprises, lui ont refusé le droit de s’entretenir avec ses proches, de recevoir une nourriture suffisante et des vêtements propres.

Amnesty International considère Su Su Nway comme une prisonnière d’opinion, détenue pour avoir simplement exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression. Amnesty International exige des autorités du Myanmar qu’elles libèrent immédiatement et sans condition Su Su Nway, qu’elles veillent à ce qu’elle ne soit soumise ni à la torture ni à d’autres mauvais traitements et qu’elle bénéficie de soins médicaux adéquats.


Revendications de l'action terminée

 

Proposition de lettre et revendications

Général,

Je vous écris pour vous faire part de ma préoccupation au sujet de Su Su Nway, détenue dans la lointaine prison de Hktami. En novembre 2007, Su Su Nway a été arrêtée et condamnée à huit ans et six mois de prison pour avoir placé une banderole anti-gouvernementale près d’un hôtel de Rangoun dans lequel résidait le Rapporteur spécial des Nations unies pour le Myanmar.

Amnesty International considère Su Su Nway comme une prisonnière d’opinion, détenue pour avoir simplement exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression et s’être engagée en faveur des droits fondamentaux.

Pour ces raisons je vous demande instamment de

  • libérer immédiatement et sans condition Su Su Nway ;
  • la transférer dans une prison plus proche du domicile de la famille, près de Rangoun, tant qu’elle demeure en détention
  • veiller à ce qu’elle ne soit soumise ni à la torture ni à d’autres mauvais traitements et qu’elle puisse recevoir les visites d’un avocat de son choix.

Dans cette attente, je vous prie de recevoir, Général, l’expression de ma plus haute considération

Cette lettre fait partie des Lettres contre l’oubli de novembre 2010.
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