Action lettre pour Jerryme Corre Torturé et maltraité par la police

Jerryme Corre, âgé de 34 ans, a été arrêté en 2012 par la police qui l'a accusé d'avoir tué un policier. Plus tard, il a déclaré avoir été torturé lors de son arrestation ainsi que durant sa ...

Jerryme Corre © AI Jerryme Corre © Amnesty International

Jerryme Corre, âgé de 34 ans, a été arrêté en 2012 par la police qui l'a accusé d'avoir tué un policier. Plus tard, il a déclaré avoir été torturé lors de son arrestation ainsi que durant sa détention. Lors de son arrestation, il aurait été frappé aux côtes, dans le dos, au ventre et aux genoux. Les policiers lui ont ensuite bandé les yeux et ligoté les pieds, avant de le frapper durant toute une nuit sur la plante des pieds avec une matraque en bois.

Chaque fois qu'il ne répondait pas aux questions, les agents de police le frappaient. Ils ont posé un linge sur sa bouche, y versant de l'eau jusqu'à le faire étouffer. Voyant que Jerryme Corre refusait de livrer des «aveux», les policiers lui ont infligé des électrochocs au moyen d'un câble fixé à la poitrine et aux jambes. Ils l'ont ensuite menacé de mort.

Souvent, pendant les tortures, les policiers appelaient Jerryme Corre du nom de «Boyet». Un représentant de la communauté villageoise a pourtant déclaré à la police qu'elle avait arrêté la mauvaise personne et il disait aux policiers que ce n'était pas son nom, en vain.

Finalement, Jerryme Corre a été inculpé pour possession de drogue. Il croupit toujours en prison.


Proposition de lettre et revendications

 
Monsieur le Directeur,

Jerryme Corre a été arrêté par la police en janvier 2012 et accusé d'avoir tué un policier. Lors de son arrestation, puis durant sa détention, on lui aurait fait subir la torture et des mauvais traitements très graves.

Pendant qu'ils torturaient Jerryme Corre, les policiers l'appelaient toujours «Boyet». Pourtant, un représentant de la communauté villageoise a déclaré à la police qu'elle avait arrêté la mauvaise personne et il a dit aux policiers que ce n'était pas son nom, en vain.

Finalement, Jerryme Corre a été condamné pour possession de drogue. Il se trouve toujours en prison.

Cette situation me préoccupe énormément. Aussi, je vous demande d'ouvrir une enquête impartiale et exhaustive sur les allégations de torture et de graves mauvais traitements infligés à Jerryme Corre depuis janvier 2012. En outre, je vous demande de faire traduire en justice les responsables de ces actes.

En vous remerciant de la suite que vous donnerez à mes demandes, je vous prie d'agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de mes sentiments distingués.


Lettres adresser à:

Police Director Alexander Roldan
Acting Inspector General, Internal Affairs Service
Philippine National Police Compound, Camp
General Crame, Quezon City
Metro Manila 1100
PHILIPPINES

E-mail:


 
Copie à:

Ambassade de la République des Philippines
Kirchenfeldstrasse 73-75
3005 Berne

Fax: 031 352 26 02
E-mail:

Cette lettre fait partie des Lettres contre l'oubli de janvier 2015 | Télécharger le fichier Word | S'inscrire pour recevoir un E-mail chaque mois avec des nouvelles lettres