Des jeunes manifestant à Bakou, mars 2012. © IFRS
Des jeunes manifestant à Bakou, mars 2012. © IFRS

Azerbaïdjan Protestations et arrestations en marge du Concours Eurovision de la chanson

22 mai 2012
Le Concours Eurovision 2012 de la chanson débute le 22 mai à Bakou. Malgré un cadre festif, la police fait preuve de violence excessive envers les manifestant · e · s qui revendiquent pacifiquement leur droit à la liberté d’expression. De nombreux prisonniers d’opinion se trouvent  toujours derrière les barreaux.

Avec pour décor  la capitale dans ses plus beaux atours, le régime du président Alliew s’est efforcé de faire du Concours Eurovision de la chanson un événement de première classe en matière de relations publiques. En parallèle, des groupes d’opposition et des militant·e·s pour les droits humains profitent du feu des projecteurs pour attirer l’attention sur leur appel à la liberté. Mais le 21 mai 2012, la police a à nouveau violemment dispersé les manifestant·e·s et arrêté une douzaine de personnes.

Des prisonniers d’opinion en grève de la faim

Les récents événements sont révélateurs : rien n’a changé à l’approche du Concours Eurovision de la chanson. La liberté d’expression et la liberté de réunion sont toujours massivement réprimées. En ce moment, les forces de sécurité réagissent avec une extrême violence lorsque des personnes revendiquent leur droit à la liberté. Les journalistes qui couvrent les manifestations et rapportent des violences policières sont particulièrement visé·e·s. Plus d’un an après les soulèvements populaires en Azerbaïdjan pour plus de liberté, 13 prisonniers d’opinion se trouvent toujours en détention – 11 d’entre eux font actuellement une grève de la faim.

Expulsions forcées

Les personnes qui s’opposent aux intérêts économiques du gouvernement doivent  également faire face à l’arbitraire et à la violence des forces de sécurité. Récemment, des personnes ont été expulsées de leur domicile pour faire place à de nouveaux espaces de production destinés à l’entreprise pétrolière étatique Socar. Les journalistes qui ont voulu couvrir l’événement ont été violemment évacués.

Amnesty est sur place

Depuis février 2012, Amnesty International fait campagne sur Twitter et Facebook et exige la libération de tous les prisonniers d’opinion. A l’occasion du Concours Eurovision de la chanson, un délégué d’Amnesty International est en Azerbaïdjan pour mettre à jour la face cachée du pays au côté de journalistes et de militant·e·s pour les droits humains.

Amnesty International regrette que l'organisation du Concours Eurovision de la chanson, dont le siège de l'émission se trouve à Genève, ne donne pas plus de crédit à la liberté d'opinion.

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