Au lendemain des attaques meurtrières à Paris, des personnes du monde entier affichent leur soutien envers les proches et familles des victimes. © REUTERS/Navesh Chitrakar
Au lendemain des attaques meurtrières à Paris, des personnes du monde entier affichent leur soutien envers les proches et familles des victimes. © REUTERS/Navesh Chitrakar

Attentats de Paris Faire preuve de sagesse politique : ne pas plier aux discours anti-réfugiés

Londres - Genève. Communiqué de presse publié le 16 novembre 2015 - Contact du service de presse

Les dirigeants du monde doivent faire preuve de sagesse politique et ne pas laisser une réaction instinctive «anti-réfugiés» déteindre sur l’ordre du jour au lendemain des attentats qui ont frappé Paris, a déclaré Amnesty International dimanche 15 novembre 2015.

 «Les événements tragiques de Paris ont ému et sidéré le monde entier, et nos cœurs et nos pensées sont tournés vers tous ceux qui sont touchés par ces attentats. La menace du terrorisme appelle toujours une réponse résolue, en vue de garantir la sécurité dans le respect des droits humains», a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.

«Il est temps également que les dirigeants du monde fassent preuve d'une véritable direction politique et refusent de se plier aux discours d'amalgame anti-réfugiés qui émanent déjà de certains secteurs. N'oublions pas que nombre de ceux qui partent en quête de sécurité fuient les violences, la peur et les conflits, bien souvent imputables à ce même groupe qui se fait appeler État islamique, en Syrie comme en Irak.»

«Aujourd'hui, l'Europe doit relever deux défis. Le premier, la menace du terrorisme, présente de longue date. Le second, plus récent, le nombre croissant de réfugiés et de demandeurs d'asile qui frappent à sa porte. Ces défis ne sont pas de même nature, et seul le premier est une menace. Les dirigeants européens doivent prendre soin de faire cette distinction et dire clairement que tourner le dos à la crise mondiale des réfugiés ne servira pas la sécurité de l'Europe : il faut au contraire organiser l'admission ordonnée et humaine des personnes qui fuient l'horreur.»