Femme migrante de l'Ukraine | © UNHCR / B. Szandelszky
Femme migrante de l'Ukraine | © UNHCR / B. Szandelszky

La détention comme instrument de gestion de la migration

De nombreux pays placent en détention des personnes qui atteignent leurs frontières nationales. En principe chaque Etat peut décider de sa politique d’immigration. Le législateur a cependant l’obligation de respecter les principes des droits fondamentaux. Le droit à la vie et à l’intégrité physique doivent être garantis, les détentions doivent reposer sur une base légale et ne peuvent être prolongées inutilement. La réalité est cependant tout autre.

De nombreux Etats recourent à la détention arbitraire pour contrer les mouvements migratoires indésirables au risque d’atteintes aux droits fondamentaux des migrantes et migrants, demandeurs d’asile et réfugié·e·s. La menace d’emprisonnement est sensée avoir un effet dissuasif sur les migrant·e·s.

Pourtant les raisons prépondérantes à la décision de quitter son pays, comme par exemple les guerres civiles, les problèmes économiques et environnementaux, la faim et la misère, pèsent de loin plus lourd que la perspective d’un emprisonnement.

  • AI demande aux États de ne pas traiter les migrants comme des criminels et au contraire de toujours mettre en avant le respect des droits des personnes qui migrent et sont présentes sur le territoire.
  • AI dénonce et combat tout comportement de racisme et de xénophobie qui peut naître dans, et favorise, un contexte où les migrants sont assimilés à des délinquants.

En savoir plus