Le 16 septembre 2015, Ahmed H. était partie les centaines de réfugiés bloqués près du poste-frontière de Röszke/Horgoš lorsque des affrontements ont éclaté avec la police hongroise. © Amnesty International
Le 16 septembre 2015, Ahmed H. était partie les centaines de réfugiés bloqués près du poste-frontière de Röszke/Horgoš lorsque des affrontements ont éclaté avec la police hongroise. © Amnesty International

Hongrie Un homme impliqué dans des affrontements à la frontière serbo-hongroise écope de 10 ans de prison

30 novembre 2016
Ahmed H, père de famille vivant à Chypre a été condamné le 30 novembre 2016 à 10 ans de prison pour terrorisme, en raison de son implication dans des affrontements avec des garde-frontières à un poste-frontière entre la Serbie et la Hongrie en septembre 2015.

«Cette décision s’appuie sur une mauvaise utilisation flagrante de la législation antiterroriste, et illustre une convergence inquiétante entre deux tendances dangereuses : le recours à mauvais escient à des charges liées au terrorisme et le traitement choquant réservé aux réfugiés et aux migrants», a déclaré Gauri van Gulik, directrice adjointe du programme Europe d’Amnesty International.

«Un père de famille qui essayait d’aider ses parents, des Syriens âgés, à atteindre un lieu sûr risque désormais de passer 10 ans en prison. Des jets de pierres et l’entrée illégale dans un pays ne constituent pas des actes terroristes et ne sauraient justifier cette décision de justice d'une extrême sévérité. La condamnation d’Ahmed H pour faits de terrorisme doit être annulée en appel.»