Des personnes marchent vers le parlement hongrois lors de la Pride Parade à Budapest, en Hongrie, le 7 juillet 2018. © GERGELY BESENYEI/AFP via Getty Images
Des personnes marchent vers le parlement hongrois lors de la Pride Parade à Budapest, en Hongrie, le 7 juillet 2018. © GERGELY BESENYEI/AFP via Getty Images

Hongrie Une loi homophobe et transphobe stigmatise les personnes LGBTQIA+

16 juin 2021
Le Parlement hongrois a adopté une proposition de loi hostile aux personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTQIA+). Cette loi vise à interdire les enseignements et les publicités dont il est considéré qu’ils «popularisent», voire représentent des relations consenties entre personnes du même sexe ou l’affirmation du genre auprès de mineur·e·s.

David Vig, directeur d’Amnesty International Hongrie, a déclaré:

«Ce nouveau texte va davantage encore stigmatiser les personnes LGBTQIA+, les exposant à une discrimination accrue dans un environnement déjà hostile à leur égard.» David Vig, directeur d’Amnesty International Hongrie

«Ceci est une journée sombre pour les droits des personnes LGBTQIA+ et pour la Hongrie. Comme la tristement célèbre loi russe sur la "propagande homosexuelle", ce nouveau texte va davantage encore stigmatiser les personnes LGBTQIA+, les exposant à une discrimination accrue dans un environnement déjà hostile à leur égard.

«Le fait d’ajouter ces amendements à un projet de loi qui vise à réprimer les violences faites aux enfants représente manifestement de la part du gouvernement hongrois une tentative délibérée de faire l’amalgame entre la pédophilie et les personnes LGBTQIA+.

«Lundi 14 juin, plus de 10 000 personnes sont descendues dans les rues de Budapest afin de manifester contre ces amendements haineux et exprimer leur solidarité avec la communauté LGBTQIA+. Mais la seule solidarité ne suffira pas.

«L’Union européenne et ses États membres doivent prendre des mesures en urgence, en soulevant cette question lors du prochain Conseil "Affaires générales" et en garantissant que l’UE soit un espace sûr pour les personnes LGBTQIA+.»