Action lettre pour Azimjan Askarov «Ils nous ont détruits»

Azimjan Askarov purge une peine de réclusion à perpétuité dans une cellule souterraine individuelle de la prison n° 47, à Bichkek. Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion, ...

kyrg.jpg Le dessin d'Azimjan Askarov «La protection juridique n'est pas garantie en République Kirghize» © privé

Azimjan Askarov purge une peine de réclusion à perpétuité dans une cellule souterraine individuelle de la prison n° 47, à Bichkek. Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion, détenu seulement en raison de ses activités légitimes en faveur des droits humains. En tant que directeur de l’organisation indépendante de défense des droits humains Vozdukh (Air), il réunit des preuves depuis des années sur les mauvais traitements infligés par la police dans la région de Djalal-Abad, dans le sud du Kirghizistan.

Azimjan Askarov a été interpellé le 15 juin 2010, après avoir rassemblé des informations sur les affrontements ayant opposé des groupes ethniques kirghizes et ouzbèkes dans le sud du pays. Il a affirmé avoir été passé à tabac les trois premiers jours de sa détention, pour le forcer à «avouer» le meurtre d'un policier et à accuser d'autres personnes.

Azimjan Askarov a subi d’autres mauvais traitements alors qu'il était incarcéré dans l’attente de son procès et, en août 2010, il a été accusé de différentes infractions allant de la détention de munitions à la complicité de meurtre. Il a démenti toutes ces allégations. En novembre 2010, il a été conduit à l’hôpital après avoir perdu connaissance, des suites des mauvais traitements reçus lors de sa détention.

En juin 2011, il a déclaré à Amnesty International, qui lui a rendu visite en prison : «Je ne devrais pas être ici. Ils ont pris tout ce qui nous était cher, à ma femme et moi…Ils ont saccagé notre jolie maison et détruit notre jardin... Ils ont incendié mon bureau. Ils ont tellement battu mon frère qu’il est maintenant handicapé ; ma femme est malade et mes fils se cachent. Ils nous ont détruits.»

En décembre 2011, la Cour suprême a confirmé la peine de réclusion à perpétuité d’Azimjan Askarov. Amnesty International s’inquiète de son mauvais état de santé et du fait qu’aucun soin médical approprié ne lui ait été prodigué.


Revendications de l'action terminée

 

Monsieur le Président,

Azimjan Askarov purge une peine de réclusion à perpétuité dans une cellule souterraine individuelle de la prison n° 47, à Bichkek. Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion, détenu seulement en raison de ses activités légitimes en faveur des droits humains. En tant que directeur de l’organisation indépendante de défense des droits humains Vozdukh (Air), il réunit des preuves depuis des années sur les mauvais traitements infligés par la police dans la région de Djalal-Abad, dans le sud du Kirghizistan.

Azimjan Askarov a été interpellé le 15 juin 2010, après avoir rassemblé des informations sur les affrontements ayant opposé des groupes ethniques kirghizes et ouzbèkes dans le sud du pays. Il a affirmé avoir été passé à tabac les trois premiers jours de sa détention, pour le forcer à «avouer» le meurtre d'un policier et à accuser d'autres personnes.

Azimjan Askarov a subi d’autres mauvais traitements alors qu'il était incarcéré dans l’attente de son procès et, en août 2010, il a été accusé de différentes infractions allant de la détention de munitions à la complicité de meurtre. Il a démenti toutes ces allégations. En novembre 2010, il a été conduit à l’hôpital après avoir perdu connaissance, des suites des mauvais traitements reçus lors de sa détention.

En juin 2011, il a déclaré à Amnesty International, qui lui a rendu visite en prison: «Je ne devrais pas être ici. Ils ont pris tout ce qui nous était cher, à ma femme et moi…Ils ont saccagé notre jolie maison et détruit notre jardin... Ils ont incendié mon bureau. Ils ont tellement battu mon frère qu’il est maintenant handicapé ; ma femme est malade et mes fils se cachent. Ils nous ont détruits.»

En décembre 2011, la Cour suprême a confirmé la peine de réclusion à perpétuité d’Azimjan Askarov. Amnesty International s’inquiète de son mauvais état de santé et du fait qu’aucun soin médical approprié ne lui ait été prodigué.

Je suis très préoccupé·e par cette situation et je vous demande, Monsieur le Président, de libérer immédiatement et sans condition le défenseur des droits humains Azimjan Askarov, qu’Amnesty International considère comme un prisonnier d’opinion.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma haute considération.

Cette lettre fait partie des Lettres contre l’oubli de juin 2012. | Retour au sommaire des Lettres contre l’oubli | Télécharger le fichier Word | S'inscrire pour recevoir un e-mail chaque mois avec les nouvelles lettres.