Action lettre: Oxana Radu Mauvais traitements en détention

En Moldavie, des centaines de personnes, dont des mineur·e·s, auraient subi des mauvais traitements en garde à vue à la suite de manifestations contre les résultats des élections parlementaires, en ...

En Moldavie, des centaines de personnes, dont des mineur·e·s, auraient subi des mauvais traitements en garde à vue à la suite de manifestations contre les résultats des élections parlementaires, en avril 2009. Oxana Radu et 35 autres jeunes gens étaient venus du sud du pays jusqu’à la capitale, Chişinău, pour participer à ces actions. Leurs deux minibus ont été stoppés alors qu'ils prenaient le chemin du retour vers minuit, dans la nuit du 7 au 8 avril. Les passagers ont été emmenés au poste de police central de Chişinău, où Oxana Radu et d’autres membres du groupe ont été maltraités.

Oxana Radu a raconté à Amnesty International ce qu’elle avait vécu: «Ils m’ont conduite dans une pièce où se trouvaient un policier et une policière. Ils m’ont forcée à me mettre toute nue et j’ai essayé de me cacher avec mes bras […] parce que j’étais gênée, alors ils m’ont dit en se moquant de moi: "Tu as froid, on va te réchauffer." Ils m’ont forcée à m’accroupir à plusieurs reprises.» Ils l’ont ensuite enfermée dans une cellule avec sa sœur et quatre autres femmes. On les aurait laissées deux jours sans eau ni nourriture, et sans leur permettre de consulter un avocat ou de contacter leur famille.

Accusée d’avoir invectivé un policier, Oxana Radu a été condamnée par un juge présent dans le poste de police à cinq jours de détention administrative. La jeune fille ainsi que deux autres femmes ont été emmenées dans le nord du pays pour y purger leur peine. Oxana Radu a été remise en liberté le 14 avril à 2 heures du matin. Elle a porté plainte en bonne et due forme au sujet du traitement qui lui a été infligé, mais le parquet a refusé à deux reprises d'ouvrir une information judiciaire.


Revendications de l'action terminée

 

Monsieur le Procureur général,

Oxana Radu et 35 autres jeunes gens se sont rendus à Chişinău en avril 2009 pour participer à des manifestations contre les résultats des élections parlementaires. Leurs deux minibus ont été stoppés dans la nuit du 7 au 8 avril. Les passagers ont été emmenés au poste de police central de Chişinău, où Oxana Radu et d’autres membres du groupe ont été maltraités.

Oxana Radu aurait été victime de harcèlement sexuel lors de son interpellation. Elle a ensuite été enfermée dans une cellule avec sa sœur et quatre autres femmes. On les aurait laissées deux jours sans eau ni nourriture, et sans leur permettre de consulter un avocat ou de contacter leur famille.

Accusée d’avoir invectivé un policier, Oxana Radu a été condamnée par un juge présent dans le poste de police à cinq jours de détention administrative. Elle a purgé sa peine dans le nord du pays puis a été remise en liberté le 14 avril à 2 heures du matin. Elle a porté plainte en bonne et due forme au sujet du traitement qui lui a été infligé, mais le parquet a refusé à deux reprises d'ouvrir une information judiciaire.

Je suis très préoccupé·e par cette situation et vous demande, Monsieur le Procureur général, d’ouvrir immédiatement une information judiciaire sur les mauvais traitements infligés à Oxana Radu lorsqu’elle était en garde à vue et de faire en sorte que les responsables soient traduits en justice.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Procureur général, en l’expression de ma haute considération.

Cette lettre fait partie des «Lettres contre l’oubli» de février 2010.
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