Ouzbékistan: action lettre pour Dilorom Abdukadirova Dix-huit ans de prison pour avoir manifesté

Dilorom Abdoukadirova, 48 ans, quatre enfants, purge une peine de dix-huit ans de prison en Ouzbékistan. Le 13 mai 2005, comme des centaines d’autres personnes, elle est descendue sur la place Babur ...

Dilorom Abdoukadirova Dilorom Abdoukadirova © Privé

Dilorom Abdoukadirova, 48 ans, quatre enfants, purge une peine de dix-huit ans de prison en Ouzbékistan. Le 13 mai 2005, comme des centaines d’autres personnes, elle est descendue sur la place Babur à Andijan, une ville du sud-est de l’Ouzbékistan. Elle souhaitait exprimer son inquiétude au sujet de la situation économique du pays. Les autorités ont qualifié le rassemblement de soulèvement armé et les forces de sécurité ont ouvert le feu sur les manifestant·e·s, dont la plupart n’étaient pourtant pas armé·e·s.

Plusieurs centaines de personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées. Terrifiée, Dilorom a fui à pied avec environ cinq-cent personnes jusqu’au Kirghizistan voisin, laissant derrière elle son époux et ses enfants. Après avoir été transférée dans un camp de réfugiés roumains, elle s’est vu délivrer un visa australien de réfugié. Arrivée en février 2006 en Australie, elle y a obtenu le statut de réfugiée et un titre de séjour permanent. Mais Dilorom voulait rentrer chez elle.

Les autorités ouzbèkes, qui avaient assuré à la famille de Dilorom qu’elle pouvait rentrer chez elle en toute sécurité, l’ont placée en détention pendant quatre jours à son arrivée à l’aéroport, en janvier 2010. Elle a été arrêtée une deuxième fois en mars 2010 et poursuivie pour diverses infractions, dont tentative de renversement de l’ordre constitutionnel.

Pendant le procès, qui était inéquitable, Dilorom semblait émaciée et présentait des ecchymoses sur le visage. Nous considérons qu'elle est une prisonnière d’opinion et que sa condamnation visait à la punir d’avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique.


Cette action est terminée.

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