Des centaines de milliers de femmes ont rejoint le combat pour le droit à l'avortement ces derniers mois, den brandissant des cintres, symboles des méthodes archaïques et dangereuses auxquelles les femmes seraient contraintes de recourir, lorsqu'elles n'ont pas accès à une interruption de grossesse pratiquée par des médecins. © DR
Des centaines de milliers de femmes ont rejoint le combat pour le droit à l'avortement ces derniers mois, den brandissant des cintres, symboles des méthodes archaïques et dangereuses auxquelles les femmes seraient contraintes de recourir, lorsqu'elles n'ont pas accès à une interruption de grossesse pratiquée par des médecins. © DR

Pologne Avortement: les polonaises ont pu changer le cours de l'histoire

À l'issue de la session organisée à la hâte le 5 octobre, à laquelle la plupart des organisations de la société civile n'ont pas pu assister, la commission parlementaire a rejeté la proposition de loi, et le Parlement réuni en session plénière dans la matinée du 6 octobre l'a également rejetée.

À la suite du rejet par le Parlement polonais d'une proposition de loi qui prévoyait de durcir encore la législation très restrictive du pays sur l'avortement, Gauri van Gulik, directrice adjointe du programme Europe d’Amnesty International, a déclaré:

«Les Polonaises ont pu changer le cours de l'histoire. C'est une immense victoire pour les millions de femmes et de jeunes filles qui se sont mobilisées, qui ont exprimé leur colère et qui ont réussi à bloquer une proposition de loi qui les aurait privées de leurs droits et aurait mis leur vie en danger.»

«En réagissant pour protéger leurs droits, elles ont réussi à faire fléchir le gouvernement polonais, habituellement intransigeant, qui proposait de rendre encore plus difficile l'accès à l'avortement, alors que la législation polonaise en la matière est déjà l'une des plus restrictives d'Europe.»

«Nous saluons les femmes et les jeunes filles qui ont défilé sous la pluie, qui ont élevé la voix et qui ont fait grève lundi pour protéger leurs droits.»

«Une femme qui a besoin d’un avortement n’est pas une criminelle, et les décisions concernant son corps et sa santé ne devraient jamais être confiées à la classe politique.»

 

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