République Tchèque Bonne nouvelle pour les familles Roms d'Ostrava

8 mai 2013
Le tribunal régional d’Ostrava a annulé le projet des autorités municipales d’Ostrava de faire évacuer un immeuble où logeaient plus de 300 Roms. Le tribunal régional a estimé que l’expulsion ne pouvait être mise en œuvre pour diverses raisons, notamment du fait que les responsabilités dans le cadre de cette opération n’étaient pas clairement définies.

En août 2012, la municipalité d’Ostrava avait essuyé de vives critiques de la part d’organisations internationales de défense des droits humains et d’ONG locales, lorsque les autorités locales ont lancé la procédure d’expulsion des familles roms. Le bureau des constructions avait adressé un avis d'expulsion aux propriétaires des immeubles dont les logements étaient loués par des Roms, leur laissant 24 heures pour quitter les lieux de leur plein gré.

Depuis août 2012, Amnesty International, le Centre européen pour les droits des Roms et Life Together, une ONG basée à Ostrava, font campagne contre l’expulsion des familles roms. Elles invitent les autorités locales à mener une véritable consultation avec les personnes concernées avant de poursuivre plus avant leur projet d’expulsion, en vue de mettre au point des solutions de relogement durables qui respectent les critères établis, notamment en matière de surface habitable, d’accessibilité économique, d’emplacement et d’accès aux installations sanitaires et aux services essentiels.

Amnesty International n’ignore pas que les autorités locales d’Ostrava élaborent un projet de grande ampleur visant à «intégrer les habitants socialement exclus» et ont l’intention de faire appel à l’Union européenne pour des fonds structurels. L’organisation demande aux autorités locales de collaborer réellement avec les Roms défavorisés, notamment avec les familles concernées, afin de trouver des solutions durables, par exemple en leur attribuant des logements sociaux.