Des militant·e·s manifestent contre les discriminations devant le Ministère de l’éducation, november 2012. © Amnesty International (Photo: Adam Podhola)
Des militant·e·s manifestent contre les discriminations devant le Ministère de l’éducation, november 2012. © Amnesty International (Photo: Adam Podhola)

République Tchèque Procédure pour discriminations à l’égard des enfants roms

30 septembre 2014
Nous accueillons avec satisfaction la décision de la Commission européenne d’ouvrir une procédure d’infraction à l’égard de la République Tchèque pour sa politique de ségrégation scolaire à l’égard des enfants roms. Il y a un an et demi, notre mouvement avait récolté près de 100 000 signatures, appelant la Commission à mettre en place cette procédure.

Une étude menée par l’Inspection scolaire tchèque, en 2013, a mis en évidence le nombre disproportionné d’enfants roms dans des classes réservées aux enfants ayant un handicap mental léger. Ils représentaient près de 30% des enfants inscrits dans ces classes. Le Médiateur de la République tchèque a considéré ces pratiques comme étant discriminatoires en 2012.

Cette ségrégation amène des milliers d’élèves roms à recevoir un enseignement au rabais et constitue un véritable obstacle pour leur avenir en les maintenant dans le cercle vicieux de l’exclusion et de la marginalisation.

Un premier succès dans la lutte contre la discrimination

Le 27 juin 2013, 93 165 signatures, collectées en deux mois, ont été remises par des représentants d’Amnesty International et de la communauté rom à Viviane Reding, vice présidente de la Commission européenne, afin de l’inciter à prendre position, en engageant une procédure d’infraction à l’égard des pays qui continuent à avoir une politique discriminatoire envers les Roms.

Une étape importante est franchie avec la décision de la Commission de mettre en cause la République Tchèque. Dans un premier temps, cette décision vise à contraindre les autorités de cet Etat à rendre des comptes et, à plus long terme, à initier une réforme en profondeur pour mettre fin à un système discriminatoire, basé sur l'appartenance ethnique des élèves.

Communiqué de presse d’Amnesty International (anglais)