Russie L'enquête ne sera pas suspendue

3 juillet 2009
Suite à l’envoi massif de lettres, le procureur général de la région d’Orel, en Russie centrale, a décidé qu’il était inadmissible de suspendre l’enquête concernant les tentatives de meurtre de Dmitri Kraïoukhine et d’incendie criminel de sa demeure

Dmitri Kraïoukhine © Privé Dmitri Kraïoukhine © Privé

«Chaque lettre et chaque carte postale est d’une importance extrême! Elles nous donnent de l’espoir et sont une expression de chaleur humaine. Votre soutien me donne l’impression que mon travail est vraiment important. C’est incroyable!» a déclaré Dmitri Kraïoukhine.

Ce défenseur des droits humains et directeur de l’agence de presse CentrRus, est également connu pour son action contre les menées racistes d’organisations nationalistes extrémistes en Russie. Au petit matin du 1er août 2008, quelqu’un a mis le feu à son appartement et a barricadé la porte pour empêcher les occupantes des lieux de s’échapper. La mère, la fille et la petite-fille de Dmitri Kraïoukhine étaient à l’intérieur mais sont parvenues à appeler les pompiers et s'en sont sorties indemnes.

Cette agression faisait suite à une série d’actes d’intimidation visant cet homme. Le 3 août, il avait reçu une lettre anonyme affirmant que l’attaque était en rapport direct avec son rôle de témoin clé dans un procès contre l’organisation ultranationaliste Unité nationale russe. La police avait refusé d’ouvrir une enquête pénale sur la tentative d'incendie, qualifiant les faits d’infraction mineure et avait ensuite donné l'ordre de classer la plainte en raison de «l’absence de crime dans les agissements de personnes non identifiées».