Tatyana Revva. © Privé
Tatyana Revva. © Privé

Action de lettres Une médecin victime de persécutions

23 septembre 2020
La docteure Tatyana Revva, de la région de Volgograd au sud de la Russie, est harcelée pour avoir dénoncé l'insuffisance des équipements de protection du personnel et d'autres problèmes dans son hôpital en rapport avec la pandémie de Covid 19. Elle est également menacée de poursuites pénales.

Tatiana Revva, une femme médecin qui exerce dans un hôpital de Kalatch-sur-le-Don, dans le sud de la Russie, fait toujours l’objet de représailles pour avoir dénoncé la pénurie d’équipements de protection individuelle pour le personnel médical ainsi que d’autres problèmes dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Elle a fait appel d’une décision du 23 juillet rendue par un tribunal, qui a rejeté la plainte au civil qu’elle avait déposée contre l’hôpital pour lui avoir imposé des sanctions disciplinaires. Elle a également appris en juillet qu’elle risquait des poursuites pénales: les services du procureur de district ont annulé une décision statuant qu’elle ne ferait pas l’objet de poursuites, plus particulièrement de poursuites pour diffamation en raison des faits qu’elle avait dénoncés.

Tatyana Revva est à la pointe du secteur de la santé et n'a pas peur de dénoncer les griefs. Elle contribue ainsi à garantir que des mesures efficaces soient prises contre la propagation du coronavirus et que les meilleurs soins de santé possibles soient dispensés. Néanmoins, le tribunal a rejeté son action civile contre les mesures disciplinaires en cours de l'hôpital. Tatyana Revva a fait appel de cette décision de justice.

Le bureau du procureur général a informé Tatyana Revva en juillet que plusieurs abus, dont elle s'était plainte auparavant, avaient été confirmés par une enquête du procureur général. Toutefois, dans la même lettre, elle a également été informée que le bureau du procureur Kalachevsky avait annulé la décision de la police locale selon laquelle aucune affaire pénale au titre de l'article 128.1 du code pénal de la Fédération de Russie ("diffamation") ne devait être ouverte contre elle. La lettre indiquait en outre que la police avait reçu l'instruction d'ouvrir une nouvelle enquête criminelle à son encontre. Il s'agissait de déterminer si une procédure pénale devait être ouverte contre Tatyana Revva.